🌏 Traversée des Horizons - Pauline Laravoire
- camillefitoussi

- 13 nov. 2023
- 73 min de lecture
Dernière mise à jour : 27 nov. 2023
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Bienvenue dans l'aventure captivante de Pauline Laravoire, véritable pionnière de l'innovation sociale et de l'impact environnemental. Pauline a tracé un chemin unique, façonnant son parcours vers la création de projets à fort impact. De l'éducation en Inde à son rôle actuel en tant qu'Executive Director au Master in Sustainability and Social Innovation à HEC Paris.
Grâce au LearningPlanet Alliance, nous nous sommes rapidement retrouvées autour d'intérêts communs tels que l'éducation, la jeunesse entrepreneuriale, et notamment en Inde.
Ce voyage sera partagé dans une série de trois épisodes de podcast.
Dans ce premier épisode, plongez dans les moments clés de l'évolution de Pauline, découvrez les défis surmontés et les leçons apprises !
Restez connectés pour les deux épisodes suivants, où nous explorerons l'engagement de Pauline envers les objectifs de développement durable, son impact dans le domaine de l'éducation, et son rapport à la quête de sens.
Nous avons fait référence à :
Dr. Sailesh Rao, chercheur documentariste
François Gemenne,coauteur du rapport du Giec
François Taddei, co fondateur du Learning planet institut
Elsa Da Costa - Grangier, Directrice Générale Ashoka France
HEC
Ressources recommandées par Pauline :
The Inner Development Goals (IDGs) : 23 qualités perso qui nous amèneraient à devenir plus efficace quant à la réalisation des ODDs
Pour aller plus loin :
Episode Move & Meet #13 🏡 Sécurité & mode de vie [Jagriti Yatra]
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👉 Et la transcription écrite de l'épisode.
Je vous souhaite une immersion enrichissante ! 🎙🌍
Ces écoutes susciteront certainement des réflexions et des questionnements. Nous serons ravies d'échanger avec vous concernant vos propres challenges.
Alors Ă bientĂ´t đź‘‹
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Ă€ bientĂ´t !
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Épisode 1 : "Traversée des Horizons" Découvrez les origines et les moments clés du parcours exceptionnel de Pauline Laravoire, des bancs d'HEC Paris à l'innovation sociale et environnementale. Épisode 2 : "Engagement Vertueux" Explorez avec nous le rôle crucial de Pauline dans la promotion des Objectifs de Développement Durable et son impact positif sur le monde. Épisode 3 : "Éducation Éclairée et Quête de Sens" Plongez dans la vision éducative de Pauline, sa quête profonde de sens, et découvrez comment elle inspire une génération à façonner un avenir plus durable.
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Voici une transcription de l'épisode en co-création avec une IA bêta, encore bien perfectible.
Épisode 1 : "Traversée des Horizons" Découvrez les origines et les moments clés du parcours exceptionnel de Pauline Laravoire, des bancs d'HEC Paris à l'innovation sociale et environnementale.
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Un voyage dans le mouvement de la vie, une expérience de rencontre avec soi, les autres et le monde. Je suis Camille Fitoussi, exploratrice de nos complexités d'humains et de nos systèmes. Coach professionnelle certifiée et fondatrice du cabinet COS Perspectives avec Moving Mead, partons ensemble à la rencontre d'experts de l'accompagnement humain et d'entrepreneurs qui créent notre monde de demain. Au gré du chemin, je vais aussi vous confier mes histoires de coaching, prise de conscience et réflexion. J'ai à cœur de vous accompagner à concrétiser vos rêves. Alors Moving my et laissez vous surprendre!
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Plongeons ensemble dans un voyage captivant à travers les pensées et les actions de Pauline Lara, voire Pauline qui est une pionnière de l'innovation sociale et de l'impact environnemental. Vous allez découvrir son parcours des bandes à chaussées Paris la création de projets impactants, notamment dans l'éducation en Inde et puis, depuis quelques mois, executive Director au Master Instabilité sociale Innovation à Paris. 1s Vous allez découvrir comment sa quête de sens a façonné sa carrière de façon unique et inspirante. En tout cas pour moi. Avec Pauline, on s'est rencontrés grâce au Learning Planet Institute dont mon entreprise est partenaire et on a été mises en relation toutes les deux pour le plaisir de la rencontre déjà , notamment autour d'intérêts communs comme l'éducation, la jeunesse entrepreneuriale et ceci notamment en Inde. J'ai pu aussi, grâce à Pauline, être mise en relation avec Vivek Boundary que vous allez retrouver, que j'ai pu interviewer dans un autre épisode de ce podcast Moving Meet. Donc c'est bien la preuve que si on se donne les moyens d'aller vers l'autre, le monde est tout petit et je suis contente avec ce podcast de pouvoir vivre des merveilleuses occasions de rencontres inspirantes et de vous en faire profiter parce que c'est bien là mon objectif. Donc j'ai découpé l'interview en trois épisodes de podcast. Dans ce premier épisode, vous allez pouvoir voyager à travers le parcours exceptionnel de Pauline. Et puis on va explorer ensemble les moments marquants de son évolution professionnelle. Dans le deuxième épisode, on va se concentrer sur l'engagement dans les objectifs de développement durable. Et puis dans le dernier épisode, on se concentrera sur l'éducation et la quête de sens. Voilà , je vous souhaite une très bonne écoute.
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Bon bah on est partis dès que tu es prête, Je suis prête je crois. Ok, 1s super Pauline. Alors? 1s Qu'est ce qu'une carrière si elle n'a pas de sens et d'impact? C'est la première phrase de ta description sur LinkedIn. 1s Et j'aime beaucoup cette cette phrase. On va pouvoir y revenir. Je suis ravie de t'avoir aujourd'hui. Je pense qu'on a plein de thèmes d'intérêt aussi commun. 2s Tu décris comme une passionnée des communautés d'apprentissage en lien avec l'environnement durable. Impact sociétal. Je sais pas comment on pourrait traduire ça, donc on va parler de ça aussi, de l'éducation peut être de l'Inde aussi. Avec plaisir,
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de l'entrepreneuriat. J'ai l'impression que tu as 1000 vies aussi, que tu fais plein de choses en mĂŞme temps. Tu vas nous expliquer ce que tu fais, comment, comment tu fais aussi pour mener toutes ces vies de front.
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Et
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bon, je ne vais pas te présenter, tu le feras toi même, puis on y viendra au fur et à mesure. J'ai envie de commencer en partageant. Je prends des cours de philo aussi à côté. Et la dernière séance. 2s L'enseignante nous proposait une question qui était est ce que être conscient des difficultés dans le monde suffit à s'engager? Et ça m'a beaucoup questionné après. Et je me suis personnellement dit que peut être que ça ne suffit pas d'être conscient et qu'on a besoin de l'éprouver d'une certaine façon. Et donc je me suis demandé comment toi, tu avais éprouvé toi même, comment tu avais été confronté au sujet de l'impact sociétal pour y consacrer ta vie professionnelle. Si on peut peut être commencer par là si ça te va? Oui, avec plaisir. C'est la grande question. Et que souvent les les personnes qui y mettent le pied dans cet environnement, dans ce secteur de l'impact social et environnemental se posent, c'est est ce qu'il y a un déclic et est ce qu'il faut que j'ai nécessairement un déclic pour pouvoir ensuite faire quelque chose de grand et de et impactant? Et je l'ai souvent posé cette question à pas mal de personnes aussi qui m'inspirent beaucoup dans cet écosystème. Les deux réponses sont sont présentes. Il y en a qui ont eu un déclic, il y en a qui vont te dire par exemple une amie en Inde qui travaille notamment sur des A Calcutta, sur des sujets 1s de pollution de l'air, qui a commencé, qui a démarré sa carrière sur ce sujet au moment où elle a eu un enfant, où elle a mis au monde et elle s'est dit que c'était pas possible de. De faire grandir des enfants dans un monde dans lequel tu ne respirait pas. 3s Entouré de ce com comme on l'appelle, ce tueur silencieux. Et donc elle a. 2s Elle a commencé avec ce déclic là de devenir parents et de et de mettre au monde et tout d'une manière tout aussi importante, voire même un peu plus importante, des témoignages qui disent je fais partie de cette seconde catégorie, qui disent que la prise de conscience a été progressive, qu'il n'y a pas eu de moment en soi et que c'est une combinaison de. 2s La manière dont tu as grandi et les valeurs avec lesquelles tu as grandi, de prise en compte de ton environnement, de d'altruisme, de soins par rapport aux autres et à ton environnement direct. Donc, est ce que c'est est ce que c'est des valeurs avec lesquelles tu as grandi ou pas? Donc combinaison de ça avec comme tu disais, des apports, que ce soit académique ou plus plus empirique de OK, on vit dans un monde qui n'est effectivement pas parfait et on a plein de choses à faire. Et donc moi je pense qu'effectivement ça a été un mixte de sept, de sept de la culture dans laquelle j'ai été élevée, que ce soit parentale ou au niveau de l'éducation et un moment notamment quand j'ai mis les pieds dans l'enseignement supérieur. Après, après ma prépa, 1s avoir eu des apports académiques sur le S, sur l'impact social et environnemental, sur la mesure d'impact. Et à partir du moment où j'ai compris qu'il y avait. 1s Il nous faudrait plusieurs vies pour
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pour faire quelque chose d'important. Je me suis dit que je ne pouvais pas. Très rapidement, je me suis dit que ma carrière, si j'avais quatre 20 000 heures et on sait que, en moyenne, quatre 20 000 heures, c'est le nombre d'heures qu'on donne 1s au total à notre carrière professionnelle. Si on a80000 heures à donner quelque part, il vaut mieux leur donner du sens, en fait, à ces heures là . Et à partir de ce moment là , ça a été une accumulation de choix personnel et professionnel 1s pour me rapprocher de plus en plus et de manière de plus en plus granulaire de la compréhension et de l'action sociale et environnementale.
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Donc c'est un cheminement qui s'est fait petit à petit et qui n'est et qui est loin d'être fini, loin, loin, loin. Parce que par exemple, ça fait des années que je travaille sur ces sujets, mais l'autre jour, on m'a proposé de participer à ce qu'on appelle la fresque du climat que beaucoup d'entre vous connaissent sûrement, 1s et j'ai été étonné par par certains, certaines connaissances que je n'avais pas imprimées encore, que j'avais pas enregistrées, que je n'avais pas ancrées dans mon inconscient et. 1s Et
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tu te laisses un petit peu surprendre par ces nouveaux apports qui changent d'ailleurs. Parce que la recherche avance, parce que les solutions avancent, parce que. Parce qu'on avance en tant que société sur ces sujets là et que c'est un. C'est un cheminement constant et quotidien de t'alimenter de ce qui se fait en localité et autour du monde sur ces sujets. Et c'est infini et c'est infini,
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c'est infini. C'est passionnant. Ok, Pauline,
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avant qu'on plonge dans tout ce que tu fais aujourd'hui et professionnellement et tous tes investissements entrepreneuriat dans plein de domaines, si on en revient au début,
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comment ça a démarré? Qu'est ce que tu voulais faire quand tu étais petite?
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Quand j'étais toute petite? Je pense, je pense chanteuse. 3s Et je pense que. Alors j'en profite pour te parler d'un truc. Il y a quelques années, j'avais écrit un tout petit article 1s sur ce que j'avais appelé The Challenge Makers Syndrome, donc le syndrome de l'entrepreneuriat de l'entrepreneur social Challenge Maker. Et en essence. Je disais dans ce petit article que la plupart des gens que tu croises dans ce milieu là , ils ont. Ils ont une sorte de poids sur les épaules qu'ils s'auto imposent de il faut presque, il faut que je il faut que je sauve le monde, Il faut que je me. Il faut que je lutte. Il faut que je. Que je donne tout ça à la résolution pour tendre vers la résolution de ces défis sociaux et environnementaux contemporains. Parce qu'on fonce dans le mur et on fonce dans le mur. C'est une réalité. 2s Mais du coup, ce syndrome là , il a pour pour symptôme et conséquence de 2s d'être une sorte de fardeau, un peu un peu mental. 2s On parle beaucoup de santé mentale, d'éco anxiété, ce genre de choses. Mais. Mais voilà , tu te mets une telle pression sur les épaules de telle sorte à ce que finalement il y en a beaucoup qui commencent à se dire, qui finissent par se dire j'ai une responsabilité quasiment totale sur ces sujets. Et en fait, quand tu gagnes un petit peu de maturité et d'élévation à ce propos, tu te rends compte que, évidemment, tu ne peux pas tout faire tout seul, que c'est un. C'est un. C'est un jeu d'équipe en fait. 4s Ça me rappelle cette. 1s Ce chercheur qui s'appelle Saïd Rao. Il est aussi documentariste et il fait pas mal de trucs. Et il disait finalement, on pourrait voir la Terre comme une sorte de vaisseau spatial où on est tous ingénieurs et il faut qu'on travaille ensemble pour que ça fonctionne. J'aime bien cette idée. Ouais, elle est jolie et c'est vraiment ça à comprendre que toi, Camille, tu vas, tu vas avec tes compétences et avec ta personnalité et avec tes intérêts et avec tes aspirations, faire une chose ou deux ou trois. Et moi, Pauline, je vais faire autre chose de complémentaire et si ça fonctionne, on travaille ensemble. Et sinon on travaille sur des secteurs différents, mais de manière de manière complémentaire en termes d'impact. Ce monde est tellement vaste et tellement grand et propose tellement d'opportunités de passer à l'action qu'il faut. Il faut lâcher prise sur le fait de vouloir tout faire et de vouloir tout résoudre soi même. Et pourquoi? Et
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par rapport à ça, tu disais que quand tu étais petite, tu avais écrit un article ou quelque chose à ce sujet là ? Change Makers et tu as. Est ce que tu as ressenti ce dont tu parles de l'écho
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anxiété? J'étais petite, j'étais plus jeune que maintenant. C'était il y a peut être sept, huit ans. 1s Complètement. C'était. Je découvrais ces sujets. Et forcément, quand tu les découvres, notamment dans les premières années, tu. C'est vertigineux de te prendre toutes ces 2s tous ces chiffres, tous ces faits, toutes ces toutes ces, toutes ces toutes ces observations en pleine face. Et tu te sens complètement démunie. En fait, tu te dis c'est trop grand pour moi, je ne sais pas quoi faire. Et donc tu as en parallèle un moment un peu, un peu, un peu panique qui te désarme, qui peut d'ailleurs mener à l'inaction, qui est assez dangereux. Et en plus de ça, en parallèle, tu peux avoir ce sentiment de il faut que je fasse quelque chose mais, mais que du coup tu te crispes par rapport à ça. Oui, et le point où je voulais en venir, c'est que je pense que c'est important et c'est un de mes hommes. C'est une de mes directions très récente. J'ai vraiment envie de me concentrer là dessus et de pouvoir en parallèle de ce boulot, que je continue sur ces sujets. 3s Apprendre à expérimenter la joie au quotidien, peu importe l'impact que j'ai par ailleurs. Mais je pense qu'en plus, non seulement ça t'est bénéfique à toi, mais c'est bénéfique en termes d'impact et ce que tu peux faire aussi parce que quand tu te retrouves à travailler sur ces sujets, c'est une haleine de long terme et on en parle pas assez. On parle beaucoup des gens qui ont eu une révélation et qui se sont dit tu sais quoi? Il faut que je travaille dans le sas, il faut que je devienne entrepreneur social, il faut que je me concentre sur ces sujets là . On en parle beaucoup de ces de ces shifts. On ne parle pas du shift inverse, à savoir des gens qui ont travaillé des années dedans et qui n'en peuvent plus. Et qui quittent entre guillemets 2s ces secteurs là parce qu'ils se disent je, qu'ils ont rabâché un peu tous ces sujets là , ils n'ont pas trouvé une sorte de joie et de fun aussi dans ces sujets et du coup, ils lâche prise. Pour revenir dans des secteurs un peu plus traditionnels, sans forcément continuer à prendre en compte ces défis sociaux et environnementaux. Et il y en a plus qu'on ne pense, je pense. Et donc je pense que c'est important de prendre soin de ta joie de telle sorte à ce que ton engagement soit pérenne.
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Ok, tu as senti que tu l'avais perdu Ă un certain
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moment? Ouais ouais. Alors ça se verrait pas. Tu. Tu. Tu. Tu. Tu me rencontres et tu t'es jamais tu. Quelqu'un ne ne se serait dit Ah ouais, Elle a lâché prise, Elle travaille dans ça ne s'est pas manifesté par des par des choix professionnel ou personnel fort, mais évidemment et relativement fréquemment là , là , ça va mieux. Mais récemment, je me suis demandé Est ce que tu vois parfois être un petit peu à bout de souffle, parfois se dire que le monde est tellement vaste que tu aimerais bien aller creuser ailleurs et que. Et qu'effectivement il y a aussi de la beauté et de l'intérêt et de l'utilité à connaître à l'interdisciplinarité des sujets. Parce que c'est ça qui est beau avec ce qu'on appelle le durable. Et le social, c'est c'est que tu les trouves dans tous les secteurs, que c'est pas parce que si tu t'intéresses à ça, il faut que tu t'intéresses à tout un tout un nombre d'autres sujets, que ce soit des sujets de technologie, des succès, des sujets plus sectoriels, des sujets, des sujets humains. Enfin c'est tellement transverse que ça s'applique à tout. Et donc je pense que si tu vas avoir l'intelligence et la compréhension de la complexité, il faut que tu aies cette cette curiosité d'aller, d'aller chercher ailleurs. Et donc du coup ça rajoute au fait qu'il y a eu des moments effectivement. Et là ce que je me prépare une petite pause, est ce que je ne la mérite pas cette pause? Et en fait, en fait, je pense que tout le monde devrait devrait trouver cette joie de travailler sur ces sujets, peu importe où il ou elle se trouve professionnellement, parce qu'il y a beaucoup de joie à avoir. On parle de là , on parle de la vie, on parle de la d'une terre qui continue de vivre au long terme et ça devrait pas être toujours apocalyptique, tu vois. Il est important ce discours apocalyptique aussi parce que c'est de la, c'est du réveil, c'est de la prise de conscience bien sûr, mais à un moment, à un moment, il faut que tu passes de ce, de ce, de ce discours là , à un discours qui te pérennise, toi dans ton engagement qui est déjà présent. Et ça me rappelle. 1s J'en parlais à une amie à Calcutta, il y a quelques années par Amita, une danseuse. 2s On peut parler des arts et de l'activisme, Enfin, vraiment, c'est large. Une danseuse qui est d'ailleurs très engagée sur ces sujets environnementaux. Et je disais Paramita parce que je travaille dans le secteur de l'éducation déjà à l'époque et je disais je me sens parfois un peu démunie face à des étudiants qui me disent mais à quoi ça sert de se battre? C'est déjà trop tard. 1s Notamment par rapport au changement climatique. Et elle m'a dit quelque chose d'original. Elle me dit Imagine toi de deux équipes de football à deux minutes de la fin du match et il y a une équipe qui perd un but à deux par exemple. Est ce que parce qu'il te reste deux minutes et qu'il est peu probable que tu que tu marques un autre but, est ce que. Est ce que c'est une raison de s'arrêter de jouer en fait? Et non, non, quand tu vas, tu vas continuer jusqu'au bout. Tu veux qui? Tu vas essayer? Tu vas, tu vas faire tout ce que tu peux et. Et j'en parlais aussi très récemment à quelqu'un qui qui est très très, très au sujet de tout et de tout. Il peut lire, il lit les détails des rapports du GIEC, enfin, vraiment, il est il connaît les dernières données sur ce sujet et il a déjà de un les probabilités de réussir son existence et à se sortir un peu de ce de cette situation un peu alarmiste. Et de deux, il se refuse à penser que tout est perdu. Et je pense que c'est c'est sain de se dire et de savoir qu'il y a beaucoup d'espoir et que et trouver, trouver cette capacité dans son quotidien de repérer ces petites lueurs d'espoir et de et de de puiser 1s la joie dans la vie que tu peux observer autour de toi au quotidien. Je n'ai pas encore cette compétence et j'ai envie de la faire grandir plus.
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Voilà . C'est très intéressant déjà de mettre en contraste le fait que ces orientations professionnelles, où on est finalement très connecté avec ce discours apocalyptique et où tous les enjeux. 1s Qui pourrait être en opposition avec le fait de s'émerveiller de tout ce qui est déjà là et qui est merveilleux, 2s donc de le souligner. C'est marrant, pendant que tu parles de joie, je remarque tes deux boucles d'oreille qui en fait font du bruit dans le podcast, mais c'est sympa en fait. Tu vois, si tu avais un petit côté pétillant et c'est venu me chercher pendant que tu parlais de joie. Et 1s rechercher la joie, c'est aussi un chemin.
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Oui,
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aujourd'hui tu la trouves oĂą ta
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joie? Ah, je sais pourquoi je te parlais de la joie. Parce que tu me disais qu'est ce que tu voulais faire plus petite? Et je t'ai dit chanteuse 1s et. 3s On y revient et je pense que notamment pendant la pandémie en fait. Petite histoire j'ai toujours été chanteuse de douche et 1s amatrice à fond. Je suis montée sur scène une ou deux fois, mais pas plus. Vraiment, j'aime bien le. 1s Parce que le fait de te retrouver dans ta salle de bain avec à la fois l'écho de la salle de bain et le fait que de nature, quand tu prends une douche, tu es plutôt décontractée et du coup ta voix l'est. On est tous des super chanteurs dans la douche, on est d'accord?
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Bon potentiel démultiplié à la douche, on se croit tous potentiel de voice dans la douche. 2s Et donc j'ai toujours aimé chanter. Et Mais toujours dans la douche, toujours dans la salle de bain et pendant la pandémie. Au début, on était un peu démunis. J'étais en Inde, à Calcutta, avec mon avec mon mari qui est de là bas et 1s on s'ennuyait un peu. On était coincés dans notre chambre, on ne sortait pas et c'était au tout début. Et lui, il joue pas mal de la guitare et moi j'avais un peu ce ce fond de chant et. Et du coup on a décidé de commencer de manière très amatrice mais commencer à chanter ensemble, lui à la guitare, moi au chant 1s et de chanter, de performer des chansons bengalie un peu assez classique, populaire de là bas. Donc Magali, c'est la culture et la langue parlée dans le Bengale occidental, dont la capitale est Calcutta de l'État et. 1s Et vraiment avec du recul et en fait, c'est devenu une sorte de série de vidéos qu'on postées sur les réseaux sociaux avec avec ses très beaux moments de couple passé ensemble, finalement à préparer la chanson avec lui qui m'expliquait ce que les paroles voulaient dire parce que je parle pas très très bien bengali encore 1s et ça a été un peu notre petit bonheur bonhomme de chemin, notamment pendant la pandémie qui était une période un peu mentalement lourde pour tout le monde. Ça nous a un peu. Ça nous a vraiment fait trouver cette joie dont tu parlais 1s pendant cette période là . Donc, je dirais, je dirais le chant. Et parfois je me vois, là , je me retrouve quand je me retrouve seule, quand j'ai des moments de bas, quand j'ai des, quand j'ai des coups de barre, notamment à Calcutta, que parfois je de la France me manque ou je ne sais pas, je me mets de la variété française 1s et je la chante à tue tête. Je me trouve un coin où je suis tout seul, toute seule, où personne ne m'entend. Voilà , ça. Et puis deuxième réponse, ce serait, je pense, certaines rencontres. 1s J'en citais quelques unes de ces personnes là qui te qui te redonne espoir. Et de par mon travail en fait, je t'en dirai plus plus tard. Mais de par mon travail, j'ai rencontré beaucoup d'entrepreneurs sociaux qui par nature ont l'espoir de et ont la joie de cette vie là . Qui veulent ils à laquelle ils veulent contribuer par leur travail? 1s Parce que je pense que du coup, mécaniquement, si tu n'as pas cet espoir là , tu ne deviens pas entrepreneur social. Enfin, tu te dis bon, c'est foutu, laisse moi faire autre chose, laisse, laisse moi ne pas y penser. Mais toutes ces personnes là en fait. Et au quotidien, quand tu les rencontres, c'est eux et elles qui te quittent, infuse avec, avec cet espoir là , en te montrant par A plus B qu'il y a des gens et beaucoup et de plus en plus qui qui s'allient et qui et qui travaillent. 2s Tête, cœur, corps sur ces sujets. Donc voilà , je dirais ça, mais je pense, je pense qu'il y a beaucoup d'autres sources de joie qu'il me reste encore à trouver. Et 1s et c'est un long chemin. Tu vois, tu disais tout à l'heure, tu me disais tout à l'heure que tu prenais certains cours de philo, ça me. Je pense qu'il y a aussi deux ou trois trucs à aller chercher dans C dans ces sources là , d'avoir une réflexion un peu plus réflexive et joyeuse sur ce que tu vis au quotidien. Se rendre, ouvrir les yeux davantage, continuer à les ouvrir, c'est, et je sais 1s en étant dans ce milieu là , qu'il y a aussi beaucoup d'activistes. 2s Qui connaissent par exemple ce qu'on appelle le burn out militant, ce genre de choses qui du coup retrouvent un peu le souffle justement en allant puiser ou allant chercher cette cette joie là . Et je sais qu'il y en a plusieurs qui travaillent sur ce sujet,
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et je trouve que c'est sain parce que c'est vraiment l'essence même de la raison pour laquelle on essaie de faire quelque chose, c'est que, à la fin, tu as la vie. Et donc Et qu'est ce que la vie si elle n'est pas joyeuse? Bon, pas forcément grand chose,
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c'est beau. Donc Ă la fois des des, des joies personnelles, physiques mĂŞme.
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Oui et non. Mais je pense que le fait d'ĂŞtre joyeux, c'est assez charnel en fait. C'est vrai,
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ça se ressent dans le corps. Commence par un sourire peut être, puis une sorte de sorte de de légèreté de l'esprit et du corps aussi, tu vois. Je pense que c'est très physique, la joie bien sûr, aussi psychique mais mais physique. Et peut être que
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je suis pas mal intéressé par la psychologie. Tu as certains gourous que j'ai pu suivre par le passé, par exemple Tony Robbins aux États-Unis. Qui est qui? Un qui est assez inspirant, qui est intéressant, mais en
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Inde, on en parlait beaucoup.
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Ouais, voilà , c'est plutôt mon père qui m'a fait découvrir un peu ses sujets de psychologie, parce que finalement, en fait, mon père s'est reconverti très tard. Il est passé par école de commerce. Après il est devenu consultant après dans une grosse entreprise et à 45 45 ans. Et là il s'est réveillé en disant, en se disant qu'il n'avait pas forcément pris des décisions très conscientes par rapport à sa vie professionnelle. Et il a, il a. Il a commencé à reprendre des études de psychologie, donc il m'en parle beaucoup depuis ces années là . Et donc Tony Robbins, il dit beaucoup de choses. Oui, Tony Robbins s'est dit beaucoup de choses, mais il y a un des messages qui qui qui m'intéressait en tête, c'était de dire qu'en fait. 2s Ton corps. 1s Est un levier souvent sous estimé de l'émotion que tu veux ressentir. C'est à dire que si tu as envie de, de ressentir, de ressentir plus de légèreté et plus de joie, peut être que ça commence juste par un sourire. Même si le sourire n'est pas déclenché par quelque chose, juste déclenche le sourire. Et ça, ça va peut être déclencher l'émotion positive. Ça peut commencer par un sourire. Il te dit aussi Redresse toi. Tu vois juste ne sois pas avachi sur ton lit parce qu'effectivement là , tu vas rien faire. Donc en fait, il y a beaucoup de postures physiques qui déclenchent l'émotion et pas l'inverse en fait.
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Faillite. You make
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it excellent of my life. 1s Non mais c'est vrai, j'essaye. J'essaye de garder ça en tête parce que parfois, tu sais, quand t'es au fond de ton lit, la flemme, tu sais pas, tu sais pas, c'est un jour sans. Et bien parfois, il suffit de relever ses épaules, de se mettre en jambes, de faire un petit un petit geste, de faire un sourire et tu. Et tu démarres petit à petit. Et je pense qu'on sous estime ce pouvoir là . Donc non, c'est très physique.
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Ouais, donc le physique, l'incarnation physique de la joie et les rencontres humaines chargées d'espoir
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et de joie communicative et. 1s Et je ne suis pas du tout en train de dire
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que je suis que j'ai ce talent là de la recherche de la joie spontanée. Je pense que c'est vraiment quelque chose qui se travaille. Il y en a qui lance plus spontanément que d'autres. J'en parlais à un nouvel ami il y a pas très longtemps, qui me disait moi je me réveille avec la joie. T'as de la chance toi! Moi je veux
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bien que tu m'apprennes comment tu fais parce que c'est pas forcément inné de la même manière chez tout le monde, mais ça se travaille et je
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pense, je pense que c'est à la fois un moyen et aussi une fin en soi, parce que finalement c'est 1s ce que tu as envie de pouvoir construire cette compétence de peu importe les circonstances, ce qui t'arrive de manière personnelle, ce qui t'arrive, que ce soit dans ton contrôle ou en dehors de ton contrôle, tu as envie d'être, de pouvoir. 2s Injecter de la joie, peu importe les circonstances. C'est un super pouvoir en fait, quand on y pense. Et donc si tu as ce super pouvoir au quotidien, t'as tout compris quoi. En fait je pense.
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Donc voilĂ , j'ai envie de le creuser.
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Un moyen et une fin. J'entends tout à fait l'idée de la fin. Et si c'était un moyen, ce serait un moyen de quoi? 1s Quand on parle par exemple des sujets, des sujets d'impact dont on parle depuis tout à l'heure. 2s Moi je trouve que ton pouvoir d'inspiration est peut être plus puissant, plus fort, si tu as l'espoir et la joie que tu as situé dans le cynisme et la négativité, les deux sont intéressants. Il faut écouter un peu des deux discours, mais je suis toujours plus. J'ai toujours plus d'énergie de quelqu'un qui va me dire Ah, la vie est belle, tu vois. Et
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ouais, oui, on a beaucoup de travail encore, mais faisons le. Et je trouve que du coup, la joie comme moyen devient un peu ce pouvoir de de conviction, de persuasion et d'inspiration envers les autres. Parce que tu rayonnes et donc par ricochet, en fait tu impact aussi beaucoup autour de toi.
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Super. Trop beau
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comme ton sourire, comme ton sourire. Le tien aussi, il parle beaucoup.
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Ça serait bon. Exactement. 1s Super! Alors Sinon, on en revient à ton histoire. Donc petite, tu voulais devenir chanteuse? Et après? Qu'est ce qui s'est passé pour toi?
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Hum. Qu'est ce qui s'est passé? Alors je. Je suis né à Paris. J'ai grandi en banlieue, au Chesnay, pas loin de Versailles. 2s Et j'avais. J'ai eu une. Un chemin un peu tout tracé, académiquement parlant. J'avais. 1s Je répondais au système académique et éducatif tel qu'il est pensé en France, donc ça marchait bien. Il n'est pas, il n'est pas fait pour tout le monde et il a beaucoup de défauts ce système. Mais 1s il m'a amené, sans forcément trop y réfléchir, 1s à poursuivre le chemin prépa. Après, 1s après. Après mon lycée, ce qui m'a ouvert la porte ensuite à des études de commerce à HEC après les concours 1s et. 1s Et c'est à partir du moment je pense, où je suis rentré à HEC que j'ai commencé à m'ouvrir sur ces sujets là . C'est pas des sujets qu'on nous faisait découvrir avant et j'espère parce que ça fait cinq ans que je suis en Inde maintenant, mais j'espère que ces sujets, on en parle à partir de partir de la petite maternelle. Ce serait, ce serait l'idéal en termes de. En termes de but, Mais, mais c'est des sujets que j'ai découvert sur le tard en fait. Et à partir du moment où je les ai découverts, à partir du moment. Pareil pour l'entrepreneuriat, c'est pas quelque chose. Enfin, j'avais jamais eu la réflexion carrière.
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J'aurais pu te poser aussi cette question là . Jamais eu, jamais eu la réflexion carrière avant de sortir de prépa. Et je ne suis pas en train de cracher sur la prépa. C'est à dire que, avec du recul, c'était une telle base académique, à la fois académique parce que tu bouffes du contenu de 7 h à 22 h pendant deux ans, mais c'est du beau contenu et c'est. 1s Et non seulement c'est en termes de contenu et en terme de format, ça t'apprend aussi à être résilient dans du travail de longue haleine. Et je pense que ça te sert de, si tu veux, de schéma de référence en termes de. Ou est ce que, jusqu'où est ce que tu peux te pousser en termes de travail? Donc c'est je ne regrette, je n'ai jamais regretté d'être passé par la prépa, mais. Mais ces sujets carrière, entrepreneuriat, impact, il m'ont vraiment sauté aux yeux quand je les gens et j'en ai appris l'existence quand j'avais déjà 20 ans. Ouais, 20 ans juste après la prépa. 1s Et oui, effectivement, tu commences plus à réfléchir à ta carrière. Et en fait il y a eu deux, il y a eu deux deux moments dont je me souviens très très précisément. Tu as eu le moment où en entrant Ah je sais, je me suis rendu compte que quitte à passer quatre 20 000 heures de ma vie à travailler, autant les mettre au service de quelque chose d'utile. Et quelque chose d'utile peut. Peut prendre différentes définitions par rapport à toi. C'est à toi de de mettre en place et d'être conçu, de développer cette conscience des de tes critères de choix professionnels et de ce qui est de ce qui te tient à cœur. 1s Donc cette cette réflexion là et ce moment de prise de conscience et quelques années après, c'était quatre ans plus tard, 1s je me souviens très très bien ça. Pour le coup, c'était vraiment un déclic. C'était le moment où je me suis rendu compte que quitte à travailler dans un secteur, autant que ce soit celui de l'éducation, 1s de
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par l'impact par nature qu'il peut créer. Parce que tu en fais tu. Tu parles de la formation des esprits et par rapport à vis à vis de la jeunesse. Et je trouve que en soi et en nature, c'est un secteur à la fois hyper hyper joyeux, hyper porteur de sens et hyper impactant. Et ça, j'étais figure toi, j'étais en Inde quand à ce moment là , 1s c'était le 8 mars 2017. À
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quelle heure? Ah, c'était 1s l'heure exacte, mais ça devait être en fin de journée. C'était un. Le soleil s'était couché mais pas loin. Donc en Inde, ça doit être dû. Ça doit être du 18 h 30 quoi. Enfin voilà quelque chose comme ça. 2s 8 mars Pourquoi C'était donc la Journée internationale de la femme? 1s On était dans le fin fond du Rajasthan, dans une dans une ONG. On travaillait dans une ONG hyper inspirante. C'était le. J'avais pris une année de césure à ce moment là entre mon Master un et mon master deux. Et pendant un an, avec trois amis, on a on a fait. On a réalisé une série de missions, de missions, de mesure, d'impact social auprès d'ONG et on était en Inde et on travaillait pour une ONG qui s'appelle Barefoot College, que tu connais peut être. Mais oui, j'ai
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été 2s extraordinaire. Ça a peut être été Ah oui, et j'étais sur une de ces collines qui sont juste
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à côté 1s et. Et il. C'était le 8 mars. Notre notre mission était était en pause parce que ce jour là , tout le village festoyait et célébrait les femmes et du coup, on n'avait pas de quoi avancer sur notre mission ce jour là en particulier. Donc je me suis dit ok, je vais aller me faire une petite balade dans les environs toute seule. 1s Je suis un peu. J'ai un peu grimpé sur la colline, j'avais une belle, une belle vue sur le paysage et là j'avais faim. J'ai fait un petit peu spontanément le bilan, non pas uniquement du voyage en cours, mais aussi de ma vie de manière générale. Et je me suis et je me suis fait la réflexion de. En fait, 1s tous les problèmes que j'ai pu identifier, que ce soit dans ma propre éducation ou par la suite à travailler avec d'autres personnes, proviennent du système éducatif et de la manière dont on le pense. Et donc que ce soit ma propre éducation. En France ou comme je le disais, je n'avais jamais entendu parler des défis sociaux et environnementaux avant, avant de débarquer à 20 ans, 21 ans en enseignement supérieur ou pareil pour l'entrepreneuriat où que ce soit, même au niveau au niveau primaire où on assoit des étudiants dans une salle alors que, alors que des étudiants, alors que des enfants, ça demande, ça demande à courir, ça demande à crier, ça demande à s'exprimer. Enfin, il y a deux trois trucs un peu philosophiques sur le secteur de l'éducation auxquels je pensais à ce moment là . Donc ma propre éducation en France. Et puis aussi le voyage récent, donc dans lequel on était, qui m'avait, qui nous avait amenés à voyager. On avait on avait voyagé en Côte d'Ivoire, en Tunisie, au Sénégal, en Tanzanie, en Inde, là où on était. Et puis après on est allés au Cambodge, puis en Amérique latine et et pour avoir un peu travaillé, du coup, à ce moment là en Afrique, donc Côte d'Ivoire, Tunisie, Sénégal et Tanzanie, avec toutes les équipes qu'on avait pu, avec lesquelles on avait pu travailler, il y avait par exemple en Tanzanie, un manque de un manque d'esprit critique, un manque de, un manque de questionnement des équipes. Le fait d'avoir aussi été témoin de salles de classe au Sénégal avec je ne sais pas, une centaine d'étudiants par classe. Mais tu vois, les enfants étaient tout sourire et ils étaient hyper joyeux d'être à l'école et c'était beau en même temps. Mais tu te dis bon, il y a quand même du boulot à faire dans ce secteur de l'éducation où dans le monde entier, il y a des problèmes, que ce soit en France ou au Sénégal ou en Inde. Enfin vraiment partout, partout, on ne le fait pas bien. Donc je me suis dit c'est quoi? Pourquoi pas? J'ai une vie et quitte à la mettre quelque part et dédier du temps quelque part, et ben je trouve ça pas mal de me positionner au carrefour de l'éducation et du développement durable. Et donc c'est à partir de ces de ces deux trois moments là que j'ai construit et que je continue à construire le parcours. Donc il y a eu une prise de conscience côté éducation, prise de conscience, et après j'ai commencé effectivement à me. 1s À m'intéresser plus davantage à ce secteur là . 1s Et ça a été un peu ma ligne, 1s ma ligne de cohérence et mon fil rouge depuis. Depuis cette prise de conscience.
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Bravo! Vous êtes arrivés à la fin de ce premier épisode, de ce premier épisode qui était une discussion autour du courage et de la persévérance qui ont été les pierres angulaires du parcours de Pauline. Et puis ces choix audacieux qui nous rappellent que la recherche de sens peut conduire à des routes inattendues et enrichissantes. Dans un prochain épisode, on se retrouve pour plonger maintenant dans le monde de l'engagement, notamment envers les objectifs de développement durable. A très bientôt. 2s Bravo, Vous êtes arrivés à destination de cet épisode mauvais et merci de le partager à deux personnes autour de vous. De demander à vos amis de s'abonner et de mettre une note cinq étoiles avec un commentaire. C'est ce qui permet de faire vivre le podcast. Pour finir, n'oubliez pas que si vous avez besoin d'être accompagné dans votre challenge professionnel, je serai ravi de faire avec vous un point sur votre situation si vous m'écrivez sur www podclub.ch. Perspective comme je suis
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qualifie aussi, j'ai hâte de vous lire et je vous dis à très bientôt.
Épisode 2 : "Engagement Vertueux" Explorez avec nous le rôle crucial de Pauline dans la promotion des Objectifs de Développement Durable et son impact positif sur le monde.
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 Continuons notre aventure avec Pauline. Avec ce deuxième Ă©pisode, on va explorer ensemble les engagements qu'a pris Pauline, notamment envers les objectifs de dĂ©veloppement durable et avec quelques conseils si vous voulez orienter votre carrière vous aussi dans ce sens. Bonne Ă©coute. 8s Pour te refaireÂ
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 le parcours assez rapidement donc, je suis entrĂ©e. HC Il y a eu deux annĂ©e acadĂ©mique et une annĂ©e de stage. Ensuite on est parti avec ce projet qu'on a appelĂ© Aqua parce qu'on se sent très sur dessus des problĂ©matiques d'accès Ă l'eau. Sur ce projet autour du monde, avec ses trois amis. Ça, c'Ă©tait l'annĂ©e 1 annĂ©e de cĂ©sure et ensuite j'ai fini mon master Ă HC qui Ă la fois m'a donnĂ© la possibilitĂ© de prendre une annĂ©e de cĂ©sure dont je te parlais et Ă la fois offre. 1s Ce master qui s'appelle le Master SASI. Cest une habiletĂ© and social innovation qui est incroyable et par lequel j'ai eu la chance de passer. Et je te le mentionne parce que j'ai la chance aussi de travailler pour ce master en ce moment. Je t'expliquerai. 2s J'ai Ă©tĂ© Ă©tudiante au sein de ce master et juste après j'ai dĂ©mĂ©nagĂ© Ă Calcutta. 1s Et en fait, 2s je ne sais pas la coĂŻncidence de vie, ça s'est plutĂ´t bien goupillĂ©. C'est Ă dire que mon. 1s Le partenaire que je m'Ă©tais trouvĂ© sur le campus en France du nom de Mac Do 2s a fini par devenir mon mari et. Et il se trouve que sa famille Ă Calcutta. 2s Son père est le fondateur et le prĂ©sident de ce grand groupe du secteur de l'Ă©ducation. On n'invente pas ce genre de coĂŻncidences, on les invente pas. Et donc en fait, c'Ă©tait un petit dilemme parce que quand je suis arrivĂ©e, je me suis dit est ce que je travaille avec ma belle famille ou est ce que je fais quelque chose d'indĂ©pendant?Â
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 C'Ă©tait compliquĂ© parce que je voulais. Comme je le disais, je savais que je voulais travailler dans le secteur de l'Ă©ducation, mais je ne pouvais pas, par diplomatie familiale, finalement, rejoindre un concurrent. 2s De ma belle famille dans le secteur de l'Ă©ducation justement, on va tenter le fait de travailler dans le secteur, dans le groupe de la belle famille. Mais c'est intĂ©ressant ce que tu dis, tu as un souhait, un vĹ“u et finalement il y a la vie qui t'apporte sur un plateau une opportunitĂ©. EtÂ
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 tu te pose la question est ce qu'elle est lĂ©gitime Ă prendre ou pas cette opportunitĂ© alors qu'en fait c'est peut ĂŞtre ça et ce n'Ă©tait pas une dĂ©cision facile Ă prendre. Et ça, ça me creuse toujours un peu l'esprit. C'est parce que je pense que l'Ă©poque dans laquelle je suis nĂ©e, on te dit qu'en tant que femme, 2s il faut que tu sois indĂ©pendante, il faut que 1s tu vois. Je me suis sentie dans un premier temps et c'est plus trop le cas, heureusement. Mais dans un premier temps, je me suis sentie un peuÂ
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 collĂ©e au stĂ©rĂ©otype de la femme qui suit 1s son mari et sa famille dans sa localitĂ©. Parce que j'ai dĂ©mĂ©nagĂ© Ă Calcutta, qui est donc sa ville 2s et après j'ai rejoint le groupe de famille.Â
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 Est ce que dans ma tĂŞte c'Ă©tait. Est ce que. Est ce que j'ai Ă©tĂ© pistonnĂ©? Est ce que je mĂ©rite ce poste au sein de ce groupe familial? VoilĂ tout. Sous ce type de questionnement, je me. En fait, je me sentais aussi un peu entre guillemets, la femme, la femme trophĂ©e. C'est Ă dire Je me souviendrai toujours, je crois, de ce moment. 1s Je venais d'arriver en Inde, je venais de dĂ©mĂ©nager Ă Calcutta et mon beau père me prĂ©sente Ă son board 1s Dans le groupe de famille, le groupe s'appelle Techno India et. Et il dit Ă tout le monde des six Pauline 2s Megadeth Fetch from Europe. Et donc si tu traduis fetch, tu dirais il a il a collectĂ© depuis l'Europe. En fait, c'est comme si tu allais chercher de l'eau et que tu l'as ramenĂ© au village en fait. Et. 1s Et c'Ă©tait maladroit de sa part. Et c'Ă©tait pas forcĂ©ment Ă 100 % de sa faute parce qu'il n'est pas. Il ne parle pas très bien anglais, donc c'Ă©tait une maladresse qui n'Ă©tait pas intentionnelle et il n'y a pas de souci lĂ dessus. Mais je pense que ça en disait beaucoup sur le fait que voilĂ , j'arrivais un peu comme une fleur dans un grand groupe du secteur et dans une grande famille dĂ©jĂ localement très ancrĂ©e, très très bien connectĂ©e, assez connue localement. Et donc voilĂ , je me suis toujours un peu sentie 1s disant ça comme ça. J'ai fait tout mon possible pour ne pas me sentir et ne pas ĂŞtre perçue comme la femme. Deux Et je pense que le fait d'avoir creusĂ© au prĂ©alable un petit peu cette niche au carrefour entre l'Ă©ducation et le dĂ©veloppement durable m'a permis de trouver ce refuge et ce focus un peu professionnel qui a fait que, au fur et Ă mesure du temps, j'ai trouvĂ© mon indĂ©pendance et j'ai trouvĂ© mes sujets. Et maintenant je suis complètement. 2s Oui, complètement indĂ©pendante et 1s un petit peu reconnue en local, parce que je travaille sur ces sujets lĂ . Et d'ailleurs c'Ă©tait intĂ©ressant parce que moi je sortais d'un master, donc axĂ© sur ces sujets qui vient d'ailleurs de fĂŞter ses 20 ans. Et quand je suis arrivĂ© Ă Calcutta et dans Techno India Techno India, c'Ă©tait des sujets inexistants, 1s en tout cas qui n'Ă©taient pas explicitement mis mis en valeur et mis en avant par par le groupe et sa stratĂ©gie. Et donc je me suis positionnĂ© comme comme celle, comme comme une intrapreneurs au sein de Techno India pour faire un peu Ă©clore ces sujets et faire en sorte de proposer in fine de manière obligatoire Ă tous les Ă©tudiants du groupe 1s le fait de travailler et d'avoir peut ĂŞtre aussi des aspirations de carrière liĂ©es au dĂ©veloppement durable et Ă l'impact social et environnemental. Et donc ça a pris du temps. Je. J'aurais bien aimĂ© 1s pouvoir ĂŞtre plus patiente avec moi au dĂ©but. Maintenant, avec du recul, je me dis tu n'as pas Ă©tĂ© très sympa avec toi mĂŞme. Mais tu vois, j'Ă©tais arrivĂ©e en mode. 2s Avec avec le stress de l'intĂ©gration rapide et du coup je fais pas vraiment une diffĂ©rence entre quand tu voyages et tu sais que tu as un billet de retour chez toi quand tu voyages et tu sais que c'est pour de bon. Moi j'Ă©tais parti pour de bon. Enfin je savais que quoi tu parlesÂ
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 Et. Et donc j'arrivais. J'Ă©tais arrivĂ© avec mon stress de faut que j'apprenne la langue, il faut que je me fasse. Mais encore une fois parce que je ne voulais pas ĂŞtre la femme. Deux Je voulais tenir, tenir debout par moi mĂŞme et me faire mon propre trou. Donc apprendre la langue locale, 1s c'Ă©tait un peu recommencer une vie Ă zĂ©ro entre guillemets, parce que je connaissais personne Ă part ma belle famille. Qui est ce qui est devenu ma belle famille? Donc apprendre la langue, me faire mes propres amis, me reconstruire une crĂ©dibilitĂ© professionnelle, comprendre comment naviguer une culture locale, personnelle et professionnelle complètement diffĂ©rente, ce genre de chose. Donc je suis arrivĂ©e avec du stress, de l'impatience et je me dis mais en fait Pauline, avec avec le recul que j'ai maintenant, je me dis mais tout le monde serait passĂ© par au moins un, deux, trois ans de transition et c'est complètement normal quand tu changes d'universÂ
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 comme ça toi, Grosse exigence avec toi mĂŞme. Et je fais un petit parallèle avant qu'on commence cet Ă©pisode, on Ă©voquait l'idĂ©e de se dire Ă quel point j'Ă©coute mes propres besoins, Ă quel point je m'adapte Ă ceux des autres. Est ce qu'il y a quelque chose Ă conjuguer entre les deux? Et lĂ , je retrouve ça dans ce que tu dis sur je vais ĂŞtre indĂ©pendante, suivre ma voie et en mĂŞme temps j'ai une opportunitĂ© qui arrive de l'environnement extĂ©rieur et Ă quel point je me fous lĂ dedans ou pas. Et trouver un intermĂ©diaire et pas faire du soit ça, soit ça met quelque chose entre les deux qui conjugue les deux besoins. Tu l'as peut ĂŞtre trouvĂ© avec cet intrapreneur lĂ dans cette sociĂ©tĂ© et c'est un vraiÂ
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 questionnement. C'est applicable Ă tout. En fait, le fait de de chercher la nuance plutĂ´t que de se dire c'est tout noir, c'est tout noir ou tout blanc et ça s'applique Ă tout. C'est Ă dire que par exemple, 2s quand quand j'ai quand on a pris, quand j'ai pris la dĂ©cision de dĂ©mĂ©nager Ă Calcutta. 1s Je me suis dit 1s j'abandonne ma famille, je laisse tout derrière. Alors qu'en fait tu es lĂ bas et maintenant tu as. Tu as plein de moyen de garder contact avec ta famille, avec tes proches. J'appelle ma grand mère plus quand je suis Ă Calcutta que quand je suis quand je suis Ă Paris. Pareil pour mes parents. De manière gĂ©nĂ©rale, tu as toujours des moyens de trouver cette nuance lĂ et de t'Ă©loigner du noir et du blanc noir qui est dangereux en fait, de la mĂŞme manière. 1s Oui, il faut trouver ton indĂ©pendance et rester toi mĂŞme, mais ĂŞtre ouvert Ă au fait d'apprendre ce que ce que peut apporter une nouvelle culture comme la culture indienne. 1s Et ça a Ă©tĂ© un petit peu ça chamboule un petit peu au dĂ©but, parce que tu as envie d'ĂŞtre forte dans tes bottes et dans tes valeurs, et dans et dans et dans ta propre personnalitĂ©. Mais en fait, tu es tellement. l'Environnement est tellement diffĂ©rent qu'il te qui te challenge sur ses propres vĂ©ritĂ©s par rapport Ă toi 1s et. Et tu te rends compte que de toute façon c'est pas toi qui va changer la culture indienne. C'est Ă toi de t'adapter aussi et de savoir un peu absorber le bon de la culture. Donc donc faire parce que tu as la chance de te positionner comme un pont entre deux cultures, la tienne et ta culture d'accueil. Tu as la chance de pouvoir ĂŞtre juge de et prendre le meilleur des deux, tu vois? Et essayer parce qu'il y a tellement de très belles choses dans la culture indienne. Un des derniers exemples que je donnerai lĂ , c'est. J'Ă©tais arrivĂ©e avec mon avec mon mon Ă©tat d'esprit un peu occidentale, indĂ©pendante, en mode bon, on s'installe chez tes parents quelques temps mais après on va se trouver un appart Ă nous, c'est bon quoi. 2s Et. Et en fait, lĂ aussi, la culture indienne vient tu te questionner lĂ dessus? Parce que c'est une construction sociale occidentale en fait de vouloir et presque devoir socialement sortir du nid parental Ă tes 18 ans et voler de ses propres ailes, c'est bien, mais. 1s C'est bien uniquement quand c'est rĂ©flĂ©chi et que c'est que c'est que et que que c'est justifiĂ©. Sinon il n'y a rien de mal Ă vivre en communautĂ©, en communautĂ©, avec sa famille. Et finalement, on a fini par rester quatre ans 1s sous le mĂŞme toit que mes beaux parents. Bon, il y a eu la pandĂ©mie entre deux aussi et c'Ă©tait très bien d'ĂŞtre ensemble pendant ces confinement etc. Bien sĂ»r, mais dĂ©jĂ ses parents sont incroyables. Et puis la cohabitation se passait très bien et il y a de très beaux avantages Ă apprendre Ă vivre en communautĂ© avec tes propres parents, tes frères et soeurs, au lieu de 1s chercher Ă ĂŞtre indĂ©pendante et seule. 2s Alors que finalement, ça se justifie pas. Pas tout le temps. Donc voilĂ , faire un petit peu l'amalgame des deux et ĂŞtre assez flexible et. 1s Et te laisser aller. Te laisser surprendre aussi par ce que te donne ces nouveaux inputs que tu peux avoir au fil de ta vie. Avoir la sagesse de remettre en cause ce que tu croyais vrai et de. Et de remettre tout Ă plat et de te dire En fait ça c'est. Ça n'a pas de sens ce que je faisais avant et je vais le faire autrement. Donc ça prend du temps. Mais voilĂ , il y a tout ça qui sait?Â
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 Ça me parle beaucoup de questionner ces certitudesÂ
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 complètement. Ouais bon après il y a Ă prendre et Ă laisser. C'est Ă dire que par exemple 1s en Inde, et c'est un peu clichĂ© pour moi de dire ça, mais il y a une vĂ©ritĂ© lĂ dessus, c'est par exemple la ponctualitĂ© Bon bah elle est pas, c'est pas la ponctualitĂ© Ă l'allemande ou tu es Ă l'heure si tu as un quart d'heure d'avance, lĂ c'est tu es Ă l'heure si tu as une demi heure de retard. Mais. Et ça, pour le coup, je ne je ne le conçois pas. C'est Ă dire que mĂŞme en Inde, je fais de mon mieux pour. Pour garder cette ponctualitĂ© que j'ai appris par le passĂ©,Â
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 être très Ă l'heure Ă notre rendez vous. Et je me suis demandĂ© tu vois, jeÂ
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 suis venu quand mĂŞme. 2s Non, non, ça m'arrive d'ĂŞtre un petit peu plus en retard. Plus qu'avant, plus que ma vie, plus qu'avant ma vie indienne. Mais. Mais voilĂ , il y a Ă prendre et Ă laisser des deux cĂ´tĂ©s et je pense que c'est important, mĂŞme si je ne le fais pas assez. Et ça, c'est aussi un autre. Un autre truc que j'ai envie de creuser de de te forcer Ă avoir de la rĂ©flexivitĂ© sur sur ce que tu vis au quotidien ou rĂ©gulièrement en tout cas. C'est Ă dire que si tu situes, si tu vis ta vie sans te poser et rĂ©flĂ©chir à ça, ça c'est pas si vois, abstraire, faire abstraction un peu de ce qui se passe de ta vie. Tu tu n'es pas capable en fait de te rendre compte de toutes les opportunitĂ©s Ă prendre ou Ă laisser qui peuvent finalement faire de toi ce que tu vas ĂŞtre dans le futur. Tu les laisses passer, tu rĂ©flĂ©chis pas, tu agis la tĂŞte dans le guidon et je pense que je pense que tu loupes beaucoup d'Ă©lĂ©ments. Si tu. Si tu prends pas, je sais pas le temps de 2s de faire un peu d'Ă©criture libre une fois de temps en temps, de te dire attends, ça, ça s'est passĂ© hier, j'ai vĂ©cu ça ce matin et d'en tirer un peu des conclusions abstraites et empiriques et qui te permettent d'avancer et de faire sens de ta propre ligne de vie, comme on en parlait tout Ă l'heure. Mais tout Ă l'heure. VoilĂ , je pourquoiÂ
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 je vais te remettre lĂ dessus? Mais juste par rapport à ça, tu arrives Ă prendre ces temps de rĂ©flexivitĂ©Â
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 de plus en plus parce que Parce que 2s j'ai rĂ©flĂ©chi sur cette rĂ©flexivitĂ© et je me suis dit je me rends compte avec le temps d'Ă quel point elle est importante en fait, cette rĂ©flexivitĂ©, et je m'en suis rendu compte notamment en essayant Ă l'Ă©criture. Et c'est pas de l'Ă©criture, c'est de l'Ă©criture gratuite, c'est Ă dire que c'est pas de l'Ă©criture utilitariste dans le sens je vais poster un je vais, je vais Ă©crire un bouquin ou je vais poster un article sur LinkedIn ou je sais pas quoi. Je trouve que l'Ă©criture libre et dĂ©sintĂ©ressĂ©e, 1s que je ne fais pas encore assez souvent, mais de plus en plus, elle a 1s pour avantage d'ancrer ce qui est bordĂ©lique dans ton esprit et. 1s Et non seulement elle ancre, mais elle, elle fixe ta mĂ©moire aussi et elle te permet de verbaliser Ă l'Ă©crit. Et puis après du coup, Ă l'oral, dans certaines conversations que tu peux avoir avec tes proches, etc. Et c'est très important d'avoir d'avoir ces Ă©lĂ©ments de langage sur toi mĂŞme et de pouvoir construire ces conversations. Tu ne les construis que si tu es conscient de ce que tu vis au quotidien. Et je pense que si tu ne prends pas ce temps lĂ , 1s tu n'as pas, tu construis pas ta vie en profondeur, tu laisses passer et quand c'est passĂ©, c'est passĂ©. Ça me fait peur d'ailleurs de penser à ça. C'est Ă dire que c'est tu, tu tu rates l'occasion de tirer un apprentissage ou une conclusion de ce que tu as fait. Il y en a tous les jours, Ă chaque, Ă chaque, Ă chaque minute que tu as, tu peux tirer quelque chose de ça. C'est vertigineux. LeÂ
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 16:54Â
 mot de l'opportunitĂ© quandÂ
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 mĂŞme. Ouais, exactement. Et pour moi qui. Enfin, je pense que j'ai pas forcĂ©ment une une mĂ©moire particulièrement puissante. L'Ă©criture est pour le coup un outil très puissant. Si tu veux, si tu veux fixer les choses dans ton esprit. Donc voilĂ une des autres compĂ©tences, une des autres habitudes que j'ai envie de pĂ©renniser.Â
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 J'aurais envie de te poser la question aussi en quoi cette rĂ©flexivitĂ© a pu te permettre de faire des rĂ©orientations ou des choix justement. Mais c'est presque une question en qui est en ligne de mire de peut ĂŞtre toute notre conversation, donc Ă garder un peu en suspens. Et si on en revient Ă . Donc tu arrives Ă Calcutta avec ton stress, ton exigence avec toi mĂŞme? Et qu'est ce qui se passe Ă ce moment lĂ ?Â
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 Qu'est ce qui se passe? 1s Donc j'arrive, je. Donc je m'essaye Ă un dĂ©but de carrière avec au sein du groupe de ma belle famille pour toutes les raisons Ă©voquĂ©es plus haut et mais Mais comme je te disais, voilĂ , je suis consciente.Â
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 Encore une fois, je pense que ça c'est aussi de la rĂ©flexivitĂ©. Se connaĂ®tre assez pour se dire que tu as envie de travailler sur ces sujets lĂ , que tu es compĂ©tente sur ces sujets lĂ et que et que tu ne veux pas forcĂ©ment te disperser. Et donc je suis arrivĂ©e avec cette clartĂ© d'esprit de. J'ai Ă©tudiĂ©, j'ai travaillĂ© sur les sujets de dĂ©veloppement durable et d'innovation sociale. J'ai envie de travailler dans le secteur de l'Ă©ducation. Donc du coup, ça a Ă©tĂ© assez clair pour moi dans ma tĂŞte, notamment parce qu'on m'a aussi donnĂ© la libertĂ© et le choix de le faire au sein de Techno India que j'allais prendre cette position. 1s Bon, sur le papier, ça a pris la forme de ce directeur de techno indien. Mais cette position d'ĂŞtre un peu la crĂ©atrice du dĂ©partement de dĂ©veloppement durable de Techno India, finalement, est arrivĂ©e avec cette clartĂ©. C'est un petit peu faciliter et accĂ©lĂ©rer les choses et le positionnement, ma positionnement, mon positionnement carrière dans ce nouvel environnement. A partir de lĂ , et très rapidement, j'ai dĂ©couvert l'Ă©chelle Ă l'indienne. C'est Ă dire que non, tout est dĂ©mesurĂ©.Â
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 Oh lĂ non mais tu sais, toi, tu es allĂ©e en Inde rĂ©cemment aussi, mais du coup, tu as peut ĂŞtre compris ces enjeux lĂ . Tu arrives avec ton petit Ă©tat d'esprit Ă la française, Ă l'europĂ©enne, tu dĂ©barques en Inde et les chiffres sont complètement diffĂ©rents, les Ă©chelles sont complètement diffĂ©rentes, tout est dĂ©multipliĂ©. Et donc par exemple, Techno India, on parle d'un groupe de 1s près de 100 000 Ă©tudiants et toi tu arrives comme une petite fleur. 3s Tu arrives comme une petite fleur. Et qu'est ce que je vais faire avec ça? Sachant que c'Ă©tait un groupe dans lequel effectivement on ne parlait pas de dĂ©veloppement durable? Je commence par oĂą? Qu'est ce que je peux faire toute seule? Parce qu'il n'y avait pas d'Ă©cosystème ou je ne le connaissais pas cet Ă©cosystème de professionnels qui travaillaient dĂ©jĂ sur ces sujets en local. Et je me suis très très rapidement rendu compte, dans une culture qui n'Ă©tait pas la mienne, dans des politiques internes Ă Techno India que je ne comprenais pas, dans une famille qui n'Ă©tait pas encore, dans laquelle je me sentais pas encore Ă 100 % Ă l'aise, etc. Je me suis dit ouh lĂ , aucun moyen que j'y arrive toute seule, Pas possible. Et donc lĂ , tu commences Ă jouer le jeu de la collaboration et tu te dis ok, il faut que je trouve. Des gens qui parlent la mĂŞme langue professionnelle que moi et qui comprennent les enjeux de l'environnemental et du social. Et en plus de ça, en Inde, tu l'as peut ĂŞtre senti aussi 1s quand tu te concentres sur les enjeux d'enseignement supĂ©rieur. C'est pas comme. C'est pas vraiment comme en France et notamment dans les universitĂ©s très bien placĂ©es en France, mais oĂą par exemple, les enjeux c'est ĂŞtre le numĂ©ro un de la recherche, faire avancer les sujets en Inde. Sais tu si tu suis un enseignement supĂ©rieur pour avoir le boulot derrière le premier kĂ©pi de l'enseignement supĂ©rieur? C'est ce qu'on appelle le placement. C'est ta capacitĂ© Ă avoir dĂ©crochĂ© un emploi qui te permet Ă la fois toi, de te pĂ©renniser mais aussi de faire vivre ta famille. Et ça c'est des sujets très ancrĂ© en Inde oĂą tu as beaucoup encore, ce qu'on appelle des first generation learn, donc des Ă©tudiants en ce moment en Techno India dont les parents n'ont pas eu d'Ă©ducation supĂ©rieure. 1s Donc les enjeux sont complètement diffĂ©rents. Et donc si tu veux. 3s Construire ton cas en faveur des carrières Ă impact, il faut que tu prouves par A plus B aux Ă©tudiants qui Ă©tudient maintenant qu'il y a des carrières derrière Ă impact et que non seulement il y en a, mais elle te rapporte un minimum d'argent pour te faire vivre et toi et ta famille. Donc pas facile. Ok, pas facile parce que des carrières Ă impact c'est pas c'est pas celles qui forcĂ©ment sont les mieux rĂ©munĂ©rĂ©s. L'entrepreneuriat social, c'est la galère au dĂ©but de l'entrepreneuriat de manière gĂ©nĂ©rale. Donc c'est pas des c'est pas des chemins de carrières Ă©videntes Ă pitcher aux Ă©tudiants. 1s Et donc j'avais ça Ă pitcher et je ne peux rien faire seul. En fait, je me suis rapidement dit qu'il fallait que je structure le rĂ©seau. Un rĂ©seau de professionnel qui qui me qui me permettrait de livrer une preuve directe et charnelle de. Tu vois, il y a des professionnels qui en font leur carrière. Et donc j'ai. 1s J'ai co-fondĂ© une entreprise sociale qui s'appelle Why. 1s Il y a cinq ans, donc peut ĂŞtre quatre ou cinq mois après mon arrivĂ©e Ă Calcutta 1s qui faisait exactement ça. C'est Ă dire que maintenant, c'est un rĂ©seau de 200 organisations 1s dans l'est de l'Inde, dont. D'oĂą le nom Waste, parce que je voulais vraiment que ça s'ancre dans East India, dans l'Inde de l'Est. 2s Et qui maintenant rassemble 200 organisations et avec lesquelles on joue des synergies, notamment avec Techno India, et avec lesquelles je peux effectivement faire Ă©merger certaines, un certain nombre d'expertise 2s au bĂ©nĂ©fice des Ă©tudiants grâce Ă ce rĂ©seau. VoilĂ donc j'ai passĂ© trop de temps encore. Mais ça, c'Ă©tait ça a Ă©tĂ© ma vie Ă Calcutta pendant ces cinq dernières annĂ©es, ça a Ă©tĂ© jongler entre des responsabilitĂ©s Ă Techno India et la responsabilitĂ© en tant que entrepreneur social que j'avais prise avec moi en crĂ©ant ici. 2s Donc ça, ça a Ă©tĂ© le chemin sur ces cinq dernières annĂ©es. Entre temps, il y a eu la pandĂ©mie et pendant la pandĂ©mie, un peu. C'Ă©tait une sorte de temps d'arrĂŞt oĂą on sortait plus de chez nous 2s et. Et du coup, c'Ă©tait aussi le moment oĂą j'avais envie de me rapprocher Ă nouveau des rĂ©seaux français et de lĂ oĂą je veux, de lĂ oĂą je venais finalement. Donc j'ai pris un emploi Ă temps partiel, Ă distance, avec une organisation Ă Paris qui s'appelle The Learning Planet Institute, via lequel on se connaĂ®t et via lequel on se connaĂ®t. Donc voilĂ , j'Ă©tais Ă distance, je travaillais Ă hauteur de un jour et demi de jour par semaine pour eux. Ça m'a fait vraiment 1s remettre un pied dans les Ă©cosystèmes du secteur de l'Ă©ducation en France, puisqu'en fait, The Learning Planet Institute, anciennement appelĂ© le CRI, le Centre de recherche interdisciplinaire est une organisation. C'est une ONG, une association absolument magnifique qui 1s qui se centre en termes d'Ă©ducation, de recherche et d'entrepreneuriat sur les sujets 1s notamment des sciences, de l'apprentissage et de l'Ă©ducation. Et et j'y ai animĂ© une une communautĂ© d'organisations au niveau mondial qui se concentrait et qui se concentrait sur les sujets d'Ă©ducation au dĂ©veloppement durable. Donc, en fait, il y avait beaucoup de connexions entre ce que je faisais avec Waste pour la mise en rĂ©seau de ces organisations dans l'est de l'Inde et ce que je faisais avec Learning Planet pour la mise en rĂ©seau et l'animation de communautĂ©s de cet de ce rĂ©seau lĂ . 1s Donc ça, ça a Ă©tĂ© un peu ça pendant deux, trois ans. Et après, comme on en parlait tout Ă l'heure. Grosse surprise alors que je pensais que voilĂ qu'on allait vivre Ă Calcutta pour le reste de nos jours. Et j'avais. J'avais complètement acceptĂ© cette rĂ©alitĂ©. Et avec un peu de temps bien sĂ»r, après cette transition un petit peu, un peu longue, 2s je me sens. Je me sens comme Ă la maison Ă Calcutta. Je pense que ça m'a aussi ouvert les yeux sur le fait qu'on est. On est des des crĂ©atures qui s'adaptent et qui peuvent s'adapter Ă beaucoup de choses. Ça prend du temps. Il faut ĂŞtre patient avec soi mĂŞme. Mais mais finalement. Et puis et puis l'Inde, tu y es allĂ©. Mais en termes de, en termes d'accueil et en termes de, en termes d'apprentissage de la culture, c'est très, très, très riche. Donc, il y a beaucoup de choses Ă apprendre et beaucoup de chance de dĂ©couvrir cette culture lĂ et d'y vivre, d'y vivre. Avant que j'oublie, je te donne une petite citation d'un ami qui s'appelle Oscar Oscar et 2s il a 18 ans. C'est le fils de deux amis. 1s Lui est bengali et elle est française, donc le mĂŞme schĂ©ma que mes deux tĂ©moins et Oscar. Donc leur premier fils m'a dit un jour je lui demandais Mais toi alors Oscar, 1s fils d'un bengali et d'une française, tu te sens plus français ou bengali? Et il m'a dit mais tu sais quoi? Je me sens 100 % bengali et 100 % français Ă Amen. Mais c'est un peu ça. C'est Ă dire? Encore une fois,Â
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 c'est pas la dualitĂ©, c'est l'union. Exactement, pas le blanc et le noir, c'est le c'est le. C'est le melting pot, c'est le c'est le, c'est la nuance. C'est la rencontre des deux qui fait son qui fait le 200 % en fait. Bref, c'Ă©tait beau. Et 300, peut ĂŞtre mĂŞmeÂ
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 300. Et au delĂ ? Exactement. HĂ© hĂ© hĂ©! J'en Ă©tais oĂą?Â
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 Donc, Oscar, qu'est ce qu'il te ditÂ
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 Oscar? Il me dit 100 % en français. Donc c'est exactement la manière. 1s Je pense que je ressens un peu la mĂŞme chose, c'est Ă dire que je me sens Ă la maison aussi bien en France qu'Ă Calcutta. Après, après cette transition, encore une fois, il y aura toujours une transition si tu oses changer de vie ou d'environnement. Sois patient avec toi mĂŞme parce que c'est normal qu'il y ait une sorte de moment, de temps, d'adaptation oĂą tu te toi, tu, tu te cherches Ă nouveau dans des circonstances nouvelles, c'est normal. Mais maintenant, voilĂ , je suis tout Ă fait Ă l'aise dans les deux, dans les deux environnements. Et donc donc j'avais fait un petit peu ma. 1s J'avais complètement acceptĂ© le fait de vivre Ă Calcutta sur le long terme et c'est mon mari mec qui m'a qui m'a surprise assez rĂ©cemment en me disant qu'il voulait. Il envisageait de sortir un peu de la bulle professionnelle de Calcutta et de son chemin tout tracĂ©, hĂ©ritier de Techno India et qui voulait se remettre au dĂ©fi en revenant en Europe, au moins temporairement. Et donc c'est pour ça qu'on est. On est lĂ en ce moment. Je ne sais pas exactement combien de temps on y sera. Toujours est il qu'on est revenu de Calcutta en France, il y a quatre quatre mois Ă peu près 1s que maintenant je travaille en tant que directrice exĂ©cutive, donc du Master SASI par lequel je suis passĂ© moi mĂŞme il y a quelques annĂ©es. Et donc je serai sur ce poste jusqu'Ă janvier et après? Je sais Paris je sais et après c'est l'inconnu. Et je pense que si je n'avais pas passĂ© cinq ans Ă Calcutta. Cet inconnu après janvier Ă relativement court terme du coup m'aurait stressĂ©e parce que 1s deux personnalitĂ©s de culture. Je suis quelqu'un d'assez structurĂ© qui a besoin de stabilitĂ©, de visibilitĂ©, etc. Et maintenant c'est plus de la peur de l'inconnu, c'est de la, c'est de l'enthousiasme, enfin de l'excitation par rapport Ă l'inconnu. Tu sais quoi? En janvier, on sait pas, on sait pas ce qui va se passer après, ça dĂ©pendra des opportunitĂ©s que moi je peux trouver, des opportunitĂ©s que McDo pourra trouver. Mais on sait pas ce qui se passe après janvier. Et finalement c'est c'est super parce que tout est possible, tu vois, Ne pas ne pas ĂŞtre complètement enfermĂ© dans une carrière ou dans une organisation oĂą tu te dis j'y serai depuis dix ans, enfin pendant dix ans et c'est très bien situĂ© au sein d'une organisation qui te plait. Mais le fait 1s d'avoir la possibilitĂ© de bouger, de se donner cette possibilitĂ© lĂ aussi, de se dire tu sais quoi? J'ai adorĂ© cette pĂ©riode lĂ , il est peut ĂŞtre temps de bouger ou peut ĂŞtre temps de dĂ©couvrir autre chose. C'est une chance en fait, plus que ça ne devrait ĂŞtre une peur. Mais. Mais ça, je ne t'aurais pas dit ça il y a cinq ans, C'est sĂ»r,Â
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 C'est une chance plutĂ´t que ça ne devrait ĂŞtre une peur. Peut ĂŞtre que c'est une chance dans la peur aussi. VoilĂ . Si on revient sur cette idĂ©e d'union, ne plus avoir peur de l'inconnu, c'est un vrai sujet pour moi. L'inconnu, j'en fais un objet d'Ă©tude mĂŞme l'inconnu, le rapport Ă l'inconnu, la peur de l'inconnu. Peut ĂŞtre qu'elle est savoureuse aussi cette peur, et que c'est pas forcĂ©ment la joie, la peur, mais c'est presque de la joie dans de la peur, peut ĂŞtre. Exactement. Et c'Ă©tait un petit peu ce mĂŞme saut lĂ . Quand. Quand j'ai dĂ©cidĂ© de dĂ©mĂ©nager Ă Calcutta, je connaissais pas. J'Ă©tais allĂ©e une fois en Inde, mais je ne connaissais pas plus que ça. Et lĂ , c'Ă©tait vraiment l'inconnu parce que je connaissais personne. Enfin vraiment, c'Ă©tait. Tu mets 25 annĂ©es derrière toi et tu reconstruis tout. Et j'avais. J'avais hâte. En fait, j'avais peur, mais j'avais. VoilĂ , c'est encore une fois, c'est pas. Les deux se mĂŞlent en parallèle. J'avais peur, mais j'avais hâte parce que j'avais aussi une autre peur, c'Ă©tait de rester dans le mĂ©tro boulot dodo parisien. Et encore une fois, en parallèle, tu cette chance de dire ah, je vais peut ĂŞtre avoir cette chance de construire une une ligne de vie plus originale que ce Ă quoi j'ai Ă©tĂ© appelĂ© et ça m'a plu.Â
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 Et pareil, tu le sens chez mes parents aussi, c'est les Ă©motions, C'est vraiment des Ă©motions parallèles et parfois paradoxales en mĂŞme temps. 1s Quand j'entends maman par exemple. 2s Discuter avec avec des amis Ă elle et parler de ses enfants 1s à la fois. Effectivement, elle, elle peut ĂŞtre triste que quand soit aussi loin, mais il y a une sorte de bonheur et de fiertĂ© Ă a dit elle a fait ça et je sais pas comment dire. TrèsÂ
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 bien, ça parlera 2s peut ĂŞtre Ă plein d'autres parents. Oui, et 1s voilĂ , La peur se mĂŞle Ă l'excitation, la tristesse se mĂŞle Ă la fiertĂ©. Je pense qu'il faut encore une fois ĂŞtre ĂŞtre dans la rĂ©flexivitĂ© de cette Ă©motion lĂ et te dire que c'est ok de ressentir les deux en mĂŞme temps. Et c'est peut ĂŞtre sain aussi d'avoir cet Ă©quilibre des Ă©motions lĂ . Et donc tu me dis en janvier tu sais pas, tu sais pas ce qui se dit, ce qui se passera,Â
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 mais c'est un canevas complètement ouvert en terme de possibilitĂ©s. 1s Et ça, c'est ça, c'est plutĂ´tÂ
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 cool. Donc ça, c'est la prochaine Ă©tape. Et dans celle actuelle, il y a le retour en France. Et donc tu Ă©voquais la nĂ©cessitĂ© d'adaptation Quand tu arrives dans une nouvelle culture en Inde, donc tu viens ajouter un autre 100 % Ă ta culture française. LĂ tu reviens après cinq ans, mĂŞme si tu as eu un lien fort, pro et perso. Mais il y a une rĂ©adaptation Ă faire, un milieu qui est censĂ© ĂŞtre le nĂ´tre, donc il y a peut ĂŞtre quelque chose d'ambigu aussi dans ce retour. Comment tu le vis toi, ceÂ
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 retour? Alors il y a deux choses dont j'ai envie de parler lĂ . La première, c'est. 4s Apprendre, apprendre et rĂ©apprendre Ă se connaĂ®tre au fur et Ă mesure. C'est Ă dire que. Un peu par hasard, je me suis retrouvĂ©e entrepreneure Ă la tĂŞte de West Ă Calcutta. 2s Je n'avais pas forcĂ©ment prĂ©mĂ©ditĂ©. Je m'Ă©tais jamais dit je veux ĂŞtre, je veux entreprendre. C'Ă©tait vraiment un besoin, le besoin de crĂ©er ce rĂ©seau qui allait m'aider Ă . 2s À remplir ma mission professionnelle, notamment au sein de Techno India. Et donc je suis un peu devenue entrepreneure par hasard. SpontanĂ©ment, par dĂ©faut, par besoin. 2s Et au bout d'un certain temps, j'ai adorĂ© et j'adore toujours parce qu'on le voit, il continue d'exister. Il y a une de mes collègues qui a un peu repris la main en mon absence pendant que je suis que je suis en France. 2s Mais voilĂ . RĂ©apprendre Ă apprendre Ă connaĂ®tre son nouveau Soi. Parce que tu continues, tu changes en permanence. 1s Avoir cette rĂ©flexivitĂ© de te dire Ok, bon, j'ai. Ça fait cinq ans que j'entreprends avec toi ici. Qu'est ce que j'ai aimĂ©? Est ce que je suis compĂ©tente? Qu'est ce qui? Qu'est ce qui s'est bien passĂ©? Qu'est ce qui s'est mal passĂ© et qu'est ce qui aurait pu? Qu'est ce que. Qu'est ce qui me manque pour pour aller au delĂ ? VoilĂ toutes ces questions. C'est bien de faire le bilan. J'en reviens Ă mon père qui a chaque fois qu'il en a l'opportunitĂ© et qu'on se retrouve Ă un dĂ®ner ou Ă un moment en famille, il dit Allez les cocos, c'est l'heure du bilan. Et lĂ je vous pose des questionsÂ
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 genreÂ
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 oh ben c'est ça dĂ©pend des circonstances, mais c'est bon alors Pauline. 1s Comment ça se passe ces deux premières semaines de retour Ă HC? C'est quoi tes grandes conclusions et tes grands apprentissages? Qu'est ce que t'a appris cette semaine Arnaud? Et enfin, tu vois le père avec un père? Exactement. 1s Et il faudrait que tu le rencontres, hĂ© hĂ© hĂ© Oui. Et donc avoir cette rĂ©flexivitĂ© lĂ , faire le bilan, pouvoir faire le bilan de cette de cette expĂ©rience Ă HawaĂŻ aussi. Et je me suis rendu compte en faisant ce bilan que je pense que professionnellement je suis plus adaptĂ©e et plus compĂ©tente au sein d'uneÂ
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 35:26Â
 structure, d'une structure. J'avais, j'avais l'envie et le besoin de me placer au sein d'une structure avec une stratĂ©gie dĂ©jĂ en place, avec avec mes collègues. Oui, effectivement, c'est c'est une organisation en soi. Mais je sais, c'est moi qui prends toutes les dĂ©cisions stratĂ©giques, c'est une petite Ă©quipe et donc. Et donc c'est vraiment des natures de job très diffĂ©rents, de se retrouver Ă HEC, c'est Ă peu près 800 collaborateurs. Si tu comptes l'ensemble des collaborateurs plus plus professeurs, etc. 1s C'est une organisation qui qui, qui est assez, qui qui date un peu, qui est dĂ©jĂ très très bien structurĂ©e. Et je savais, j'avais le besoin de retrouver cette structure lĂ . Donc savoir aussi parler, tu vois, quand tu commences Ă ĂŞtre entrepreneur, faire le bilan de temps en temps et se dire est ce que j'y suis bien? Est ce que je ne passerai pas la main? Est ce que je me ferai pas une pause pour revenir mieux? Enfin voilĂ , il y a toutes ces questions lĂ et Ă ce moment lĂ , en m'Ă©coutant, j'avais vraiment le besoin de retrouver une grosse, une assez grosse structure avec des responsabilitĂ©s très claires. 2s Et en fait, il y a eu cette opportunitĂ©. Encore une fois, le timing Ă©tait incroyable. Cette opportunitĂ© de prendre ce poste jusqu'Ă jusqu'Ă janvier Ă la direction exĂ©cutive d'un master que j'avais tant aimĂ©. 1s Et lĂ , je m'Ă©clate. Enfin, j'aime beaucoup. VoilĂ . Donc est ce que après ça, est ce que je resterai Ă acheter? Est ce que je reviendrai et je continuerai Ă m'occuper de moi ici? Est ce qu'on va s'installer ailleurs? Vraiment? En janvier ou janvier fĂ©vrier, tout est possible. Quoi? Je ne sais pas. Mais voilĂ , je pense apprendre Ă connaĂ®tre son nouveau soi rĂ©gulièrement, parce qu'on change en fait. Et non seulement on change, mais selon selon les Ă©tapes de vie. Tu as des besoins diffĂ©rents Ă diffĂ©rents moments et savoir prendre ses dĂ©cisions par rapport à ça. Donc il y avait ça dont je voulais parler par rapport Ă la rĂ©adaptation en France et il y avait Donc ça, c'est un peu plus au niveau professionnel, donc ça se passe bien. Et je me sens. Parce que, bon, j'ai Ă©tĂ© Ă©levĂ© en France aussi, donc je me sens un petit peu plus comme un poisson dans l'eau. Professeur Avec cette culture professionnelle en France donc la rĂ©adaptation s'est bien passĂ©e. Et après tu as une rĂ©adaptation personnelle aussi au niveau personnel, au niveau familial. Ouh 1s lĂ , ça se passe bien aussi. Mais. Mais pareil, c'est pas Ă©vident parce que on est Ă l'âge donc mes parents. Ensuite, on est trois frères et soeurs. 2s Et on a maintenant un peu de ce qu'on a. On a un peu toutes nos pièces jointes, c'est Ă dire que moi je suis mariĂ© Ă Mac Do. Ma sĹ“ur a son copain depuis très longtemps, mon frère a une copine aussi donc. Donc en fait c'est une sorte de. C'est mĂŞme pas liĂ© au fait que MacDo soit indien ou pas. C'est Ă dire qu'on mixe un certain nombre de culture familiale diffĂ©rentes, de personnalitĂ©s diffĂ©rentes. Et c'est un. C'est un nouveau paradigme familial en fait, oĂą il faut, il faut apprendre Ă accueillir de nouvelles personnalitĂ©s, Ă faire avec les diffĂ©rences. Ah, tu vois, par exemple, on se faisait la rĂ©flexion il n'y a pas très longtemps. On a eu certains moments tous en famille ces derniers temps et il y a beaucoup de. Il y a beaucoup de diffĂ©rences entre Ă la fois les personnalitĂ©s qui se sont rajoutĂ©es Ă la famille et les identitĂ©s de couple aussi, qui se sont formĂ©es 1s et. Et c'est un mot qui semble bateau mais qui a pris un peu plus de sens, en tout cas dans dans ces circonstances, ces derniers temps, c'est le mot de tolĂ©rance et le fait de joie d'accepter la diffĂ©rence sans sans apporter cette couche de jugement nĂ©gatif 1s qui peut ĂŞtre parfois très français sans faire des gĂ©nĂ©ralisations. 2s Et donc ça, c'est un petit peu piĂ©geux. Il faut apprendre un peu Ă naviguer ces nouvelles donnĂ©es familiales. 2s Et je suis en plein dedans, lĂ . Mais, mais ça va encore une fois, apprendre Ă ĂŞtre patient Ă la fois, Ă ĂŞtre patient avec ce processus d'adaptation et etÂ
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 savoir encore une fois se remettre en question, bouger et ĂŞtre assez flexible pour pouvoir accueillir ces nouvelles donnĂ©es de vie. En fait,Â
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 je comprends très bien ce que tu veux dire. C'est 1s de goĂ»ter 1s à l'international, Ă la frontière de la rencontre des cultures, Ă une forme de tolĂ©rance qui est presque surprenante quand on ne la connaĂ®t pas. Et revenir dans quelque chose qui peut ĂŞtre brutal parfois. Et peut ĂŞtre que le Graal de la tolĂ©rance, c'est peut ĂŞtre de tolĂ©rer l'intolĂ©rance. Oui, c'est vrai. Ouais, ouais, ouais, il est dur celui lĂ . Mais oui, c'est ça, c'est ça. Exactement. Et et ça, c'est montrer un petit peu plus ces derniers temps, parce qu'on sait, on s'est rĂ©installĂ© ici, donc on est plus en contact avec avec ma famille, pour une fois, 2s parce que ces cinq dernières annĂ©es, c'Ă©tait plutĂ´t Ă moi d'aller faire les efforts d'intĂ©gration et Ă la famille de Megadeth aussi d'aller faire les efforts, de m'intĂ©grer alors que j'Ă©tais très diffĂ©rente. LĂ , c'est un peu un peu l'inverse qui se passe avec avec. Vivre avec un Indien et vivre avec un Français, c'est pas la mĂŞme chose, c'est pas les mĂŞmes habitudes de vie, c'est pas les mĂŞmes rĂ©flexes au quotidien, c'est pas. Donc c'est deux deux langages diffĂ©rents. MĂŞme si Megadeth parle bien français, c'est pas une question de langage linguistique, c'est une question de comprĂ©hension des comportements et de tolĂ©rance des comportements. Donc c'est des problĂ©matiques que lĂ je dĂ©couvre un petit peu de manière très concrète, mais c'est bien, c'est sain de passer par ces par ces moments lĂ , parce qu'encore une fois, dans la rĂ©flexivitĂ©, dans le dialogue, dans la communication avec les membres de ta famille, tu, tu, tu sens que tu avances. Hier soir, j'ai eu ce genre de conversation avec avec mon frère et sans cette conversation lĂ , je pense que enfin, elle Ă©tait. Elle Ă©tait fondamentale cette conversation et elle est nĂ©e de moments un peu difficiles, enfin pas forcĂ©ment très confortables. De ces derniers temps en est nĂ©e cette conversation rĂ©flexive et et qui a amenĂ© beaucoup d'apprentissages et de conclusions. Et je pense qu'Ă partir de lĂ , on ne peut qu'avancer en s'en parlant. 2s Il y a une des problĂ©matiques dont 1s je lis un petit peu dessus aussi, et c'est une des problĂ©matiques qui est chère Ă mon père aussi. Donc on en parle beaucoup, c'est la problĂ©matique de l'Ă©chec et le fait que bon, tu peux prendre soit l'Ă©chec, soit la difficultĂ©, un peu comme rĂ©fĂ©rence, mais c'est vrai et je l'ai ressenti.Â
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 Ces dernières annĂ©es. 2s Tu n'apprends pas. Pas grand chose du succès en fait, et c'est les moments de difficultĂ©s et potentiellement d'Ă©chec qui te quittent, qui te questionnent, qui te font te questionner et qui te font avancer. Tu apprends beaucoup plus en fait de la mise en difficultĂ© que de la mise en succès. 1s Et donc, mĂŞme si ce n'est pas Ă©vident sur le moment, 1s tu sens que tu apprends, tu sens que tu avances et tu sens que tu grandis en sagesse aussi. Mais si ces moments un peu difficiles n'ont pas lieu, et bien c'est une opportunitĂ© d'apprentissage perdue en fait. VoilĂ ,Â
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 c'est 2s ça amène sur une autre porte. MaisÂ
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 qu'on. 2s Enfin, juste je te l'Ă©nonce une rĂ©flexion que j'ai sur. Effectivement, on apprend dans la difficultĂ© Ă quel point quand l'opportunitĂ© d'apprentissage de la difficultĂ© apparaĂ®t, on la prend, consciemmentÂ
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 ou pas. Tu vois ça c'est une vraie rĂ©flexion que j'aiÂ
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 complètement. Ouais, encore une fois, la nĂ©cessitĂ© de si ce n'est Ă©crire. Peut ĂŞtre qu'il y a d'autres voies, d'autres techniques, il y a peut ĂŞtre d'autres mĂ©thodes qui marchent pour diffĂ©rentes personnes. Mais je pense que, que ce soit l'Ă©criture ou le fait de ou la mĂ©ditation, ou le fait de se poser en silence, on ne le fait plus. Mais prendre ne serait ce que cinq minutes en fin de journĂ©e et se dire qu'est ce que j'ai vĂ©cu aujourd'hui? Qu'est ce que j'ai appris? Qu'est ce qui Ă©tait dur? Qu'est ce qui Ă©tait facile? Enfin, ces grandes questions on ne prend plus la peine de se les poser et je pense qu'elles sont tellement riches que j'essaie de plus en plus de le faire aussi. Mais moi, ça prend un peu plus la forme de l'Ă©criture quand? Quand j'en ai leÂ
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 temps. 1s C'est marrant quand tu parles, tu dis beaucoup de tu et on. Et je suis en train de m'imaginer te réécouter. C'est comme si tu te parlais Ă toi mĂŞme. Tu vois, c'est marrant d'utiliser le tu dans un podcast justement Ă cette fin lĂ pour que ça vienne parler Ă celui qui Ă©coute aussi finalement.Â
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 Sur ce sujet, c'est aussi une autre, une autre diffĂ©rence culturelle que j'ai remarquĂ©e. 1s Alors ça se voit Ă travers mes doutes et moi. Mais du coup je pense que ça se voit aussi de manière plus gĂ©nĂ©rale culturellement France versus Inde. 2s La capacitĂ© Ă parler de soi. 2s Il y a toujours cette espèce de timiditĂ© ou d'humilitĂ© culturelle en France qui fait que tu ne prends pas trop d'espace, tu as du mal Ă te mettre en avant et Ă©videmment, il ne faut pas que tu le fasses Ă l'extrĂŞme dans tous les cas, parce que tu voudrais pas tomber dans l'arrogance ou ou la nĂ©gligence de l'autre. Tu veux vraiment la culture française te t'invite plutĂ´t Ă donner l'espace aux autres plutĂ´t que de prendre l'espace toi. Et en Inde, c'est un peu l'inverse. C'est Ă dire que c'est. Alors d'oĂą est ce que ça vient? Et je pense qu'il y a plusieurs facteurs. Mais le fait qu'effectivement il faut que tu tires un peu plus ton Ă©pingle du jeu, il y a tellement de personnes et de concurrence lĂ bas. C'est une culture qui est encore très concurrentiel et c'est pas la seule culture Ă ĂŞtre concurrentielle par ailleurs. Mais tu dois tirer son Ă©pingle du jeu. Tu dois, comme on dit en anglais stand out, te sortir la tĂŞte du lot 1s pour pouvoir, pour pouvoir avoir cet espace d'expression et cette et ce succès relatif entre guillemets, qui est pas forcĂ©ment très sain. Mais toujours est il que, on le voit avec mes doutes et moi je suis française, je viens de cette culture qui qui a fait de moi quelqu'un de relativement 1s timide Ă ne pas forcĂ©ment oser me mettre trop en avant, Ă donner un espace assez assez Ă©quitable Ă tous ceux qui le partage avec moi et mes doutes. Et il y a des pour et des contre dans les deux sens. Pas de pas de jugement lĂ dessus, mais d'autres m'a appris aussi. Il prend beaucoup d'espace, il est plus grand que la ville et il est. Il parle beaucoup de lui. Il est. C'est un storyteller nĂ©. Et c'est ce dont je parlais tout Ă l'heure, c'est que oui, bien sĂ»r, il est amenĂ© Ă parler de lui mĂŞme de temps en temps, mais ça, ça lui a 1s fait grandir en lui des compĂ©tences hyper transverses de. De savoir convaincre, de savoir aussi prendre l'espace quand c'est nĂ©cessaire, tu vois et quand et quand tu parles de sujet sur l'impact social et environnemental. 1s Il y a un moment oĂą il faut prendre la parole, il faut te positionner, il faut oser s'exprimer, il faut Et donc. Et donc il m'a toujours encouragĂ© Ă . 1s Plus que je ne l'aurais fait spontanĂ©ment moi mĂŞme Ă a exprimer cette histoire de vie qui est la mienne, qui est potentiellement relativement intĂ©ressante pour certains. Je ne sais pas, 2s alors que spontanĂ©ment je ne l'aurais pas fait, tu vois. Et et l'Inde m'a offert beaucoup de ces opportunitĂ©s. Calcutta de de partager, de faire part d'un tĂ©moignage. Et je pense que aussi bien l'Ă©criture, le fait de faire ce qu'on fait exactement lĂ avec toi aujourd'hui, de de verbaliser qui tu es, ce que tu fais, pourquoi tu le fais. Si tu ne fais pas ce boulot lĂ , tu mettras pas les mots dessus et tu le conscientise pas. 1s Donc il y a des pour et des contre. Mais voilĂ , tu prends tu? Tu trouves encore une fois le la nuance, l'entre deux. Tu t'Ă©loignes du blanc et du noir, des extrĂŞmes 1s et tu te construis.Â
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 Et donc, sur le fait de porter sa voix, porter un message. Quel est le message que tu as envie de porter, toi?Â
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 Très bonne question. Il y en a, il y en a de nombreux qu'on pourrait porter sur ces sujets lĂ . Après, il faut. Alors je te partage quelque chose qui est un peu 1s un peu dĂ©licat Ă porter 2s à l'intĂ©rieur, c'est quand tu travailles sur des sujets sociaux et environnementaux, 1s tu es amenĂ© Ă rĂ©flĂ©chir Ă ton empreinte carbone et par la nature de mes choix, notamment familiaux et par mariage, je vis entre deux continents. Ce qui m'amène Ă devoir.Â
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 Prendre l'avionÂ
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 beaucoup plus que je ne le voudrais. Et c'est une dissonance cognitive avec laquelle il va falloir que j'apprenne Ă vivre. 1s Et il faut que je trouve un moyen de minimiser ces allers retours tout en. 1s Tout envoie tout en rendant visite Ă mes deux familles entre guillemets. Donc ça c'est. VoilĂ , c'Ă©tait une rĂ©alisation sur le tard que je n'avais pas forcĂ©ment anticipĂ© au moment de faire certaines dĂ©cisions de couple peut ĂŞtre. 1s LĂ oĂą je veux en venir, c'est que, encore une fois, il faut montrer de la rĂ©flexivitĂ© par rapport au message que tu es, pour lequel tu es le plus pertinent. Et ça c'est vraiment hyper personnel parce que chacun a des expĂ©riences très diffĂ©rentes et il y a des messages 1s pour lesquels tu vas ĂŞtre complètement lĂ©gitime et il y en a d'autres, ça doit pas ĂŞtre les tiens, mĂŞme si tu y crois, mĂŞme si tu es convaincu que c'est que c'est la vĂ©ritĂ© et que tu peux les faire passer en mineur. Mais. Mais ton message principal, il doit ĂŞtre en accord avec avec tes actions, avec ta ligne de vie, avec tes choix personnels et professionnels. Parce que tu peux pas. 2s IdĂ©alement, 2s ton message et tes actions sont alignĂ©es et donc c'est pour ça que j'essaie toujours de de. 1s De rĂ©flĂ©chir avant de parler. Parce que de part de part ma vie personnelle 2s et il y a beaucoup de dĂ©bats lĂ dessus en France notamment. La France est le pays du flight shaming, comme on l'appelle en Inde, c'est l'inverse. C'est Ă dire que plus tu prends l'avion en Inde, plus tu vas peut ĂŞtre bĂ©nĂ©ficier. En tout cas, maintenant, je pense que ça va changer avec le temps. Mais plus tu vas bĂ©nĂ©ficier d'un prestige social et professionnel, du fait que tu peux prendre l'avion, tu peux voyager, tu peux aller dans diffĂ©rentes villes du pays, aller Ă l'international, ce qui est quelque chose de beaucoup mis en valeur dans la culture indienne. Donc c'est comment? Comment est ce que tu trouves ton Ă©quilibre entre ces deux messages lĂ et ces deux cultures lĂ ? C'est un peu le bazar. 2s Toujours est il que mon message clĂ©, 1s et c'est aussi pour ça que j'ai choisi de travailler dans le secteur de l'Ă©ducation, c'est d'essayer d'amener chacun et chacune Ă©tudiante le plus tĂ´t possible. L'Ă©tudiant 1s à justement ĂŞtre très rĂ©flĂ©chi par rapport Ă ses choix de carrière. 2s Et. Et d'ailleurs, il y a quelques temps, 1s pendant la pandĂ©mie, je crois que c'Ă©taitÂ
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 pareil. J'avais un peu plus de temps et je me suis mis Ă penser Ă ce qu'on appelle les. Donc les 17 Objectifs du dĂ©veloppement durable ou les SDG Sustainable Development Goals en anglais. 2s Je me suis dit ils sont, ils sont pratiques et pas pratiques Ă la fois ces ODD, parce que c'est très bien. Ils ils donnent une vision 1s collective et permettent d'aligner beaucoup d'individus et d'organisations via ce mĂŞme, ce mĂŞme cadre lĂ . Cette mĂŞme ligne d'action, et par lĂ mĂŞme, du coup, est très, très utile, mais au niveau individuel, très peu 1s actionnable, très peu traduisible sur OK, tu as dit au DD numĂ©ro un? 2s No Poverty. NumĂ©ro deux zĂ©ro numĂ©ro trois Good health and Wellbeing Bond numĂ©ro quatre, Quality Education CĂ©dez. C'est des Ă©normes sujets qui te disent rien sur comment est ce que toi tu peux activer et tu peux agir en faveur de ces objectifs. 2s Et donc je pense que mon message est il est un peu lĂ et mon travail aussi, c'est que je me suis dit OK, comment, comment est ce qu'on fait pour faire passer pour? Pour rendre plus activable cette vision gĂ©nĂ©rale au niveau individuel et ça m'a amenĂ© Ă crĂ©er deux deux cadres complĂ©mentaires aux OD. Donc les OD, donc c'est les SDJ. 2s Ensuite, j'ai sur la sur le mĂŞme modèle complĂ©menter les SDJ par les SDF. Donc Fields et les S10 1s ont un très très gros. 2s Ça dit que les OD c'est 2s ça. T'as envie finalement Ă te positionner par rapport aux causes qui te tiennent Ă cĹ“ur. Est ce que tu es plus intĂ©ressĂ©?Â
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 Par la pauvretĂ© et la rĂ©duction de la pauvretĂ©. Est ce que tu es plus intĂ©ressĂ© par l'action climatique? Est ce que tu es plus intĂ©ressĂ© par la rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s sociales? Est ce que tu es plus intĂ©ressĂ© par l'Ă©galitĂ© des genres? Encore une fois, on revient Ă cette idĂ©e de ces dĂ©fis sociaux et environnementaux. C'est un jeu d'Ă©quipe et tu ne peux pas. Tu ne peux pas te positionner sur les 17 Odd en tant que personne unique, c'est pas possible. Donc Odd, quels sont peut ĂŞtre les un deux, top trois Odd qui te tiennent Ă cĹ“ur? Qui te parle? Pourquoi? Parce que je ne sais pas si tu as une expĂ©rience personnelle qui te relie Ă l'un d'eux. Soit tu es vraiment attirĂ© par intĂ©rĂŞt et passion par l'un d'eux, ou un ou deux ou trois. Le deuxième cadre, les fields SDF, c'est vraiment. En fait, c'est une liste de 17 secteurs. C'est vraiment très très bateau, très basique. 1s Tu vois, tu as le secteur de la du textile et de la mode, tu as le secteur des Ă©nergies, tu as le secteur du tourisme, tu as le secteur de la pharma, enfin tu vois, tu as tout un tas de secteurs. Quel est ton secteur Ă toi ou le top de top trois des secteurs qui toi t'intĂ©resse, dans lequel tu as envie de faire grandir tes compĂ©tences? Et du coup potentiellement lĂ oĂą tu veux venir te positionner professionnellement. Donc alors que le. Alors que les OD c'est le c'est ton Why, c'est ton pourquoi les fields, les secteurs c'est ton oĂą et les se disent. Donc les enabled c'est ton, c'est le moyen, c'est ton how, c'est ton comment. Et en fait, les 17 17 leviers d'action, par exemple 2s la neuroscience et la psychologie, l'entrepreneuriat et l'innovation, 1s les mouvements citoyens et les communautĂ©s, les les cadres lĂ©gaux et judiciaires, enfin tous les leviers d'action qui peuvent te permettre potentiellement dans le secteur, dans tes secteurs de choix, de contribuer Ă la rĂ©alisation des ODD.Â
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 LĂ , ce que tu as formalisĂ©, tu l'as fait dans le cadre de ta nouvelle prise de fonction. Tu l'avais dĂ©jĂ fait.Â
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 Personnellement, j'Ă©tais Non, c'Ă©tait en Ça devait ĂŞtre en 2010. J'ai pas envie de dire des bĂŞtises, ça devait ĂŞtre en 2020, quelque chose comme ça. C'est unÂ
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 truc qu'on peut partager avec les auditeurs. Je me dis que ça pourrait intĂ©resser beaucoup de personnes.Â
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 Ouais, avec plaisir. Je t'enverrai la rĂ©fĂ©rence. Et Ă partir de ce moment lĂ , invitĂ© parce qu'il y a beaucoup de personnesÂ
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 qui essaient de me contacter, qui qui me contactent et qui me disent bon, moi je fais ça, je suis étudiante ou jeune professionnelle et j'ai envie de me reconvertir dans le développement durable. Et mon message c'est tu peux le faire, peu importe où tu es, que tu sois, que tu fasses de l'audit ou que tu fasses, que tu sois en ressources humaines ou que tu sois dans l'éducation, ou que tu sois à la stratégie ou que tu sois à la supply chain, tu as toujours des moyens de rendre ta position et ton secteur plus durable, plus à la fois plus durable, environnementalement et plus inclusif socialement parlant. Et, et je pense que c'est encore une fois ça, ça vient aussi, toutes ces réflexions, elles viennent du fait que je suis passée par une école de commerce et je trouve qu'il y a ce qu'on pourrait appeler le syndrome de l'étudiant d'école de commerce. C'est à dire tu, tu es, tu es bon en tout et en rien. Tu te. Tu te définis. C'est très difficile de trouver cette ligne de vie et cette cohérence dont on parlait tout à l'heure. 1s Parce que tu ne te. Tu ne peux pas te dire experte experte en quelque chose. C'est hyper et je trouve que ça me mène à un inconfort un peu intérieur. Et donc le fait de pouvoir trouver ce qu'est ce que j'ai appelé dans le cadre de ces trois de ces trois modèles, tu as Personal qui combination, ta combinaison personnelle, ton code perso. Quoi de ces deux trois ODD c'est deux ou trois secteurs et c'est deux trois leviers d'action qui vont être les tiens de par tes intérêts, tes compétences et ta personnalité. Et construire cette niche pour toi même de compétence, qui d'ailleurs te rendra potentiellement plus efficace à la réalisation des ODD et à ce et à ce combat collectif qu'on a par rapport à ces défis sociaux et environnementaux. Et ben non seulement tu t'en sentiras mieux personnellement parce que tu pourras te te définir auprès des autres et auprès de toi même de manière plus claire, mais tu seras potentiellement plus efficace parce que tu ne te seras pas perdu dans l'envie diffuse de vouloir tout faire et de vouloir tout régler et de vouloir sauver le monde sans l'aide de personne. Donc trouver cette complémentarité complémentarité des individus et évidemment savoir jouer des synergies de telle sorte à ce que deux plus deux ne fassent pas quatre mais plus. Je pense que c'est vraiment des leviers 1s hyper importants dans notre capacité à accélérer la transition. 13s Quand. Bravo! Vous êtes arrivés à la fin de ce deuxième épisode où nous voyageons à travers le parcours de Pauline.
Dans ce deuxième épisode, on s'est concentré surtout sur l'engagement, notamment envers les objectifs du développement durable et comment on peut rendre ça concret aussi dans nos carrières. Et dans le dernier épisode, nous allons pour terminer, nous concentrer sur l'éducation et la quête de sens.
Épisode 3 : "Éducation Éclairée et Quête de Sens" Plongez dans la vision éducative de Pauline, sa quête profonde de sens, et découvrez comment elle inspire une génération à façonner un avenir plus durable.
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 Un voyage dans le mouvement de la vie, une expĂ©rience de rencontre avec soi, les autres et le monde. Je suis Camille Fitoussi, exploratrice de nos complexitĂ©s d'humains et de nos systèmes. Coach professionnelle certifiĂ©e et fondatrice du cabinet COS Perspectives avec Moving Mead, partons ensemble Ă la rencontre d'experts de l'accompagnement humain et d'entrepreneurs qui crĂ©ent notre monde de demain. Au grĂ© du chemin, je vais aussi vous confier mes histoires de coaching, prise de conscience et rĂ©flexion. J'ai Ă cĹ“ur de vous accompagner Ă concrĂ©tiser vos rĂŞves. Alors Moving my et laissez vous surprendre! 6s Je suis ravie de vous retrouver pour ce troisième et dernier Ă©pisode de notre discussion avec Pauline Lara Voir. Et pour cela, nous allons plonger ensemble dans le rĂ´le transformateur de l'Ă©ducation, dans la crĂ©ation d'une carrière chargĂ©e de sens. Et vous allez voir avec Pauline Lara, voire nous allons ĂŞtre guidĂ©s Ă travers ces expĂ©riences Ă©ducatives et partages de rĂ©flexions profondes sur la manière de trouver la joie et l'alignement. Je vous souhaite une très bonne Ă©coute. 9s Ma lĂ©gitimitĂ©, elle est. 1s Elle sera toujours en cours de dĂ©finition, mais elle est quelque part au carrefour de, donc de l'Ă©ducation, du dĂ©veloppement durable et de la et de l'animation de communautĂ©s. 2s Et je me suis rendu compte, notamment en essayant d'animer la communautĂ© Waste et Learning Planet, que que par exemple, ça c'Ă©tait une niche intĂ©ressante. 1s On a. On est Ă une Ă©poque oĂą 1s il y a beaucoup d'organisations et d'individus qui qui prennent le crĂ©neau et qui et qui vont crĂ©er des organisations ou mener ou mener leur leur position en interne en faveur de la transition sociale et Ă©cologique. Très bien. 1s Mais. 2s Il faut, il faut savoir, je pense, consolider un peu tous les efforts qui sont dĂ©jĂ faits. Et c'est aussi pour ça que j'ai créé ici, je crois, c'est que je ne voulais pas rajouter une initiative qui potentiellement existe dĂ©jĂ aux initiatives dĂ©jĂ existantes. 1s Je voulais me mettre vraiment Ă l'intersection, comme si tu veux. Plateforme de plateforme de mise en valeur des solutions qui existaient dĂ©jĂ . Euh. Et comment est ce qu'on met en synergie les agendas d'organisations qui traditionnellement travaillent plutĂ´t en silo et dans leur propre coin? 1s Et c'est hyper intĂ©ressant. C'est hyper difficile Ă faire parce qu'effectivement chacun a une bande passante limitĂ©e, chacun accès Ă son agenda personnel et organisationnel. C'est très difficile, notamment dans certaines cultures qui sont peut ĂŞtre basĂ©es plus sur la concurrence que sur la collaboration, De faire passer ces messages de Parlons nous, construisons ce dialogue et peut ĂŞtre qu'on va rĂ©ussir Ă construire des projets collaboratifs. De lĂ , c'est vraiment toute l'idĂ©e derrière East et derrière le Learning Planet. Et l'animation de ces communautĂ©s lĂ requiert des compĂ©tences hyper, hyper niches et hyper difficiles Ă dĂ©velopper. De 1s l'intelligence, de la collaboration en fait, qui est ce qui doit ĂŞtre mis en contact? Avec qui? OĂą sont les collaborations bilatĂ©rales pertinentes? 1s Comment est ce que quand on rassemble les gens dans la mĂŞme salle qui est en fait finalement 1s la condition sine qua none de toute collaboration future, il faut qu'Ă un moment on se rencontre pour pouvoir,Â
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 pour pour que ça puisse se passer. Et donc c'est pour ça, par exemple qu'avec Waste, tous les deux mois, on organise ce qu'on appelle un waste mixer, qui est une sorte de rendez vous de communautĂ© oĂą on invite toutes les organisations Ă littĂ©ralement se venir, se rencontrer et discuter dans la mĂŞme salle physiquement et apprendre Ă se connaĂ®tre parce que ça commence lĂ .Â
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 Donc ok, donc le S. On en a parlĂ©, l'animation de communautĂ©, lĂ , tu viens de nous en parler, l'Éducation, qu'est ce qu'on pourrait en dire? l'Éducation? Alors c'est vaste, l'Ă©ducation, c'est vaste dans le sens oĂą il y a Ă la fois des dĂ©fis de contenu et de forme. Pour le moment, moi je me positionne un peu plus sur les sur le contenu, c'est Ă dire faire en sorte que l'Ă©veil de transition sociale et Ă©cologique soit dans tous les cerveaux entre guillemets. Et c'est aussi pour ça que j'adore autant la position sur le Master SASI, c'est que 1s ce cursus,Â
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 il est absolument incroyable, mais simplement, encore, encore et ça commence Ă se Ă ce Ă changer. 2s Le Master SASI c'est une petite bulle dans. 1s Dans la totalitĂ© d'AC et de tous ces Ă©tudiants, il y a encore beaucoup de travail Ă faire au niveau organisationnel et global sur l'Ă©veil, sur ces problĂ©matiques. Mais ça commence, ça commence, ça commence Ă venir de manière très intĂ©ressante avec le soutien du top management et on voit les jours que les choses dĂ©collent, notamment rĂ©cemment avec le. 1s Avec l'arrivĂ©e Ă la direction scientifique de ce de ce mĂŞme master saisie de François Gemenne 1s qui est co-auteur du GIEC, qui est une personnalitĂ© assez mĂ©diatique sur ces sujets et qui je pense va beaucoup, va beaucoup apporter au master et Ă l'Ă©cole de manière gĂ©nĂ©rale. Il y a un curriculum revu il n'y a pas très longtemps Ă la chaussĂ©e qui va faire qui va faire que, Ă partir de septembre 2023, les contenus ESG, donc social, social, environnemental, les contenus ESG vont reprĂ©senter 20 % des contenus obligatoires dès la première annĂ©e L3 versus 10 % les annĂ©es passĂ©es. Donc ça double un petit peu le quota. Donc voilĂ , on voit que ça prend, que ça prend de, ça prend de l'ampleur. Donc moi je me situe encore un peu plus sur les contenus, mais il y a tout. Il y a toute cette partie du secteur de l'Ă©ducation au niveau de la forme, de l'Ă©ducation qui m'intĂ©resse beaucoup aussi et qui resterait Ă explorer. Et il y a une des figures qui m'intĂ©resse beaucoup lĂ dessus, qui s'appelle François Taddei, qui est le cofondateur du Centre de recherche interdisciplinaire qui maintenant s'appelle le Learning Planet Institute. Donc j'ai pu travailler avec lui et qui parle des enjeux de 1s ça, peut ĂŞtre comment, Comment remettre l'Ă©lève et l'Ă©tudiant au centre du processus d'apprentissage? Comment? Comment repositionner l'enseignant comme finalement plutĂ´t guide de recherche dans d'un processus qui serait plutĂ´t impulsĂ© par l'Ă©tudiant lui mĂŞme et pas le teacher, l'enseignant, pardon, l'enseignant de manière unilatĂ©rale et descendante. Il y a toutes les questions en ce moment. Il travaille beaucoup sur toutes les questions de la place de la jeunesse dans toutes les grandes dĂ©cisions collectives qu'on doit prendre. Ça m'intĂ©resse beaucoup aussi. Comment est ce que, comment est ce qu'on redonne de l'importance 1s à à la voix des jeunes? Qui a la foi, qui est hyper pertinente sur ces sujets sociaux et environnementaux parce qu'elle est hyper unique, parce que c'est la gĂ©nĂ©ration de l'Ă©co anxiĂ©tĂ©, parce qu'ils sont nĂ©s avec ces sujets et parce que peut ĂŞtre que si on peut ĂŞtre qu'un expert sur ces sujets de 50 ou 60 ans, c'est. Ces apports vont ĂŞtre aussi pertinents que voir peut ĂŞtre un peu moins, j'en sais rien, mais aussi pertinents en tout cas que le jeune de dix ans qui maintenant est capable d'articuler sur ces sujets lĂ . Et comment est ce qu'on fait travailler 1s les gĂ©nĂ©rations entre elles? Enfin, il y a plein, plein plein de sujets en termes de comment est ce qu'on, comment est ce qu'on redĂ©finit la salle de classe de manière physique et aussi la relation entre, entre, entre l'enseignant et le et les Ă©tudiants. Et c'est infini comme problĂ©matique. Mais peut ĂŞtre par la suite, peutÂ
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 être par la suite. Passionnant. En tout cas, moi c'est un truc qui m'attire Ă©normĂ©ment ça, la forme cĂ´tĂ© Ă©ducation. 1s Est ce qu'il y a un livre, une ressource, un podcast, un film, 1s quelque chose que tu pourrais partager qui a Ă©tĂ© inspirant pour toi?Â
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 Il y en aurait plein. Ce qui me viennent en tĂŞte. Et alors? En ligne de vie, je dirais qu'il y en a une qui a Ă©tĂ© assez importante. Maintenant, il y a tellement de choses qui ont Ă©tĂ© faites sur le sujet, mais c'Ă©tait un des un des pionniers en terme de documentaires sur les sujets environnementaux qui est sorti. C'est le The inconvĂ©nient Truth de Al Gore. Et la raison pour laquelle je le cite, c'est que. Un mec doute donc mon mari et pas forcĂ©ment Ă©tait pas forcĂ©ment très très conscient de toutes ces problĂ©matiques lĂ . Et il a il a vraiment pris conscience de ces sujets quand je lui ai montrĂ© un extrait de ce documentaire 1s qui mentionnait que Calcutta, sa ville, sa ville de cĹ“ur, c'est la ville qu'il adore, qu'il adore. Tant que Calcutta Ă©tait la ville la plus vulnĂ©rable Ă la montĂ©e des eaux et que potentiellement, dans quelques dĂ©cennies, VoilĂ , le problème vraiment, se manifesterait de manière très très, très, très concrète. Et ça l'a rĂ©veillĂ© sur le sujet, en fait, de s'imaginer Calcutta sous les eaux. Il a commencĂ© Ă ĂŞtre aussi un peu porteur de cette de ces messages lĂ . Donc ça, c'Ă©tait une ressource qui maintenant elle est potentiellement pas dans le message, mais peut ĂŞtre dans les contenus et les chiffres peut ĂŞtre obsolète parce qu'elle, elle date un petit peu, mais ça a Ă©tĂ© important dans notre histoire. Il y a aussi un site internet de qui s'appelle Bon pote que tu dois peut ĂŞtre connaĂ®tre bon pote, point com. 1s Et c'est un jeune Thomas Wagner qui a Ă©crit depuis des annĂ©es maintenant, qui Ă©crit beaucoup, beaucoup, beaucoup sur des sujets notamment liĂ©s, liĂ©s Ă la transition Ă©cologique. Et c'est une ressource de dingue ce site internet. Si si, si vous cherchez des 1s des Ă©lĂ©ments de langage, des chiffres de la donnĂ©e pour pouvoir parler de manière objective sur ces sujets, Convaincre en dĂ®ner de famille et ne pas ne pas vous sentir trop trop dĂ©sarmĂ©s par rapport à ça, c'est vraiment une super ressource. 2s Quoi d'autre? Ce qui m'a inspirĂ© ces derniers temps aussi, c'est on parlait tout Ă l'heure des ODD et de ce modèle lĂ . Il y en a un qui c'est qui? C'est qui a Ă©clos aussi il y a pas très longtemps, qui s'appelle les Inner Development Goals ou les IDEES. 2s Il est nĂ© de. De l'observation qu'en fait ces ODD. Ils ont Ă©tĂ© lancĂ© par les Nations-Unies en 2015, donc ça fait quand mĂŞme presque dix ans 2s et on n'est toujours pas foutu de On a toujours pas Ă©tĂ© foutu de trouver les solutions, des solutions adaptĂ©es. On est mĂŞme sur certains ODD, on est en rĂ©gression par rapport aux objectifs qu'on s'Ă©tait fixĂ©. 1s Et donc par rapport Ă cette observation, Bon bah comment est ce qu'on explique qu'on a cette vision et que collectivement on n'y arrive pas? Et et c'est, je crois, deux ou trois fondations cĂ´tĂ© Scandinavie qui ont qui ont créé ce modèle lĂ , des idĂ©es qui sont en fait une sĂ©rie de 23 qualitĂ©s plutĂ´t intĂ©rieures, plutĂ´t personnelles, 2s qui nous amènerait Ă devenir plus efficaces quant Ă la rĂ©alisation des ODD. Donc, par exemple, sous les images, on va trouver les notions de de persĂ©vĂ©rance, de courage, de curiositĂ©, de. De travail en collectif, de d'esprit critique. Donc c'est intĂ©ressant aussi, encore une fois on en parlait tout Ă l'heure, mais de pouvoir se poser et de se dire ok, bon bah j'ai conscience de ces de ces, de ces enjeux lĂ , j'y travaille comme je peux. Mais est ce que je suis efficace? Parce qu'il y a quand mĂŞme une notion d'efficacitĂ© et qu'il y a des ODD Ă atteindre Ă un moment. On en revient Ă la science du climat. C'est mathĂ©matique et scientifique. 1s Est ce que je suis efficace? Et si je ne le suis pas, pourquoi? Et quand tu cherches Ă rĂ©pondre Ă cette question, et bien il faut que tu retournes. 2s A l'intĂ©rieur de toi. Que tu. Que tu. Que tu rĂ©flĂ©chisses sur tes compĂ©tences et que tu oses te questionner sur. Est ce que lĂ , vraiment, j'ai ces compĂ©tences de collaboration? J'ai ces compĂ©tences de courage, ces compĂ©tences d'analyse, de complexitĂ©, tu vois? Et repartir du dĂ©veloppement personnel, te dire de faire une sorte de constat Qu'est ce qui me manque? Qu'est ce que j'ai? Qu'est ce qu'il me manque? Quelles sont mes forces? Quelles sont mes faiblesses? Et en parallèle de tes actions professionnelles sur le sujet, te laisser du temps pour te dĂ©velopper personnellement sur des compĂ©tences que tu auras identifiĂ© comme lacunaire dans ton, dans ton, dans tes, dans tes lignes de compĂ©tences. Ok,Â
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 super. Je te demanderai aussi les rĂŞves de ça pour pour tout partager. Je reviens Ă la question initiale de qu'est ce qu'une carrière si elle n'a pas de sens et d'impact? On a pas mal tournĂ© autour de ça. Est ce que tu as envie d'ajouter encore quelque chose pour nourrir cette question?Â
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 Hum. 1s Oui, peut ĂŞtre un Ă©lĂ©ment. En fait, il y a une conversation très intĂ©ressante que j'avais eue, notamment avec Elsa Grangier qui est la directrice gĂ©nĂ©rale de Ashoka France. Super, super, super femme. Et effectivement, tu vois, quand on parle de tous ces enjeux de carrière Ă impact, c'est d'avoir du sens dans sa carrière. 3s C'est une rĂ©flexion privilĂ©giĂ©eÂ
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 parce que quand on dit avoir une carrière porteuse de sens, etc, on est dĂ©jĂ capable de rĂ©flĂ©chir Ă ces sujets lĂ , de de s'extirper du quotidien et du gagne pain et de la carrière en tant que gagne pain et de s'Ă©lever par rapport Ă ses critères de gagne pain. Au delĂ , pour aller chercher la quĂŞte de sens. Mais mon mon message un peu, c'est ce que je disais tout Ă l'heure, c'est le sens peut prendre diffĂ©rentes dĂ©finitions. C'est vrai, je suis personne pour te dire, ta carrière n'aura du sens que si explicitement et directement. Tu travailles sur un des ODD ou très très très concrètement sur le social et l'environnemental. Je suis super, je te connais pas, c'est Ă toi de mener ta propre rĂ©flexion sur quels sont tes propres critères de carrière. Et donc du coup, ce qui a du sens pour toi, mais ce qui a du sens pour toi, toi seul le sait. Et parfois je pose ces questions aux Ă©tudiants, que ce soit Ă je sais ou Ă Calcutta, Techno India et j'ai des rĂ©ponses très diffĂ©rentes et les toutes toutes les rĂ©ponses sont acceptables, mais il faut simplement que tu en sois conscient. Il y a cette notion aussi qui me tient Ă cĹ“ur et qui maintenant est très connue de IkigaĂŻ et du fait que l'Ă©quipe c'est finalement, ça peut ĂŞtre vu comme la rencontre entre ce que tu es, 2s ce pour quoi tu peux ĂŞtre payĂ©. C'est un aspect très important d'une carrière, ce pour quoi tu es douĂ©. La compĂ©tence, c'est important aussi ce que tuÂ
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 aimes faire, ce qui te passionne, ce qui t'anime et ce que ce dont le monde a besoin. Et donc la recherche de ces quatre points cardinaux, elle ne peut qu'ĂŞtre progressive. Et c'est pour ça que un de mes messages clĂ©s, c'est inviter toute personne Ă oser questionner son statu quo professionnel Ă un instant T de manière rĂ©gulière 1s et. Et peut ĂŞtre que les critères de choix professionnels vont changer au fil du temps, Mais voilĂ , je ne suis personne pour les juger. C'est vraiment une recherche et une quĂŞte personnelle et continue. Et donc il y a des Ă©tudiants qui vont me dire. 3s Moi. Moi, mon critère critère, mon critère, parfois c'est pas fort, ça va au delĂ du critère professionnel, c'est des critères de bonheur. Mon critère. Dans ma vie, moi j'ai un objectif, c'est c'est de soutenir mes parents. Ok, très bien. Moi dans ma vie, moi, ma vie, ma vie a pour objectif. J'ai vraiment envie dans ma vie d'avoir du fun et c'est comme ça que je prends. Prendre dĂ©cisions et bien c'est ok, c'est ok si tu as conscientisĂ©, si tu as bien rĂ©flĂ©chi au fait que ça c'est un fait pour toi et que tu base tes dĂ©cisions lĂ dessus. Moi mon critère il est pas financier du tout, il est très impact social et environnemental, mais c'est juste propre Ă moi. C'est pas Et donc c'est pour ça aussi qu'il faut ĂŞtre 1s un des. Un des meilleurs conseils que je pourrais donner un peu paradoxal, c'est que ne prenez jamais 1s pour comptant un conseil qui viendrait de quelqu'un d'autre. En fait, ne m'Ă©coutez pas surtout parce que Parce que le meilleur des conseils, il ne peut venir que de toi. Ouais,Â
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 super. EnfinÂ
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 bon, sur ceÂ
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 beau message de fin, oĂą est ce que les gens peuvent te retrouver? Pauline Tilt ContacterÂ
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 LinkedIn c'est bien ou mail et LinkedIn c'est bien ok, mais on va mettre tout ça dans les dans les commentaires du podcast. Pauline Lara Voir sur LinkedIn. Tout Ă fait. Qu'estÂ
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 ce qu'on te souhaite pour la suite? Pauline.Â
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 RĂ©flexivitĂ© et joie au quotidien. Ok, GĂ©nial! BonÂ
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 bah un grand merci pour cet Ă©change. Merci beaucoup. Merci Ă tous ceuxÂ
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 qui nous ont Ă©coutĂ© aussiÂ
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 et au plaisir de poursuivre toutes ces discussionsÂ
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Bravo! Vous ĂŞtes arrivĂ©s Ă la fin des trois Ă©pisodes de notre conversation avec Pauline Lara. Voir ce troisième Ă©pisode et une conversation pour mettre en lumière l'importance de l'Ă©ducation dans la crĂ©ation d'une carrière significative et alignĂ©e sur nos valeurs. C'Ă©tait un beau voyage, Merci de l'avoir fait avec nous. Un beau voyage Ă travers le parcours et l'engagement et la quĂŞte de sens de Pauline Ă revoir qui personnellement m'inspirait. J'espère que vous aussi inspirer Ă repenser nos propres choix et actions. Et l'histoire de Pauline nous rappelle que chaque dĂ©cision peut ĂŞtre un tremplin vers un monde meilleur. Donc restez Ă l'Ă©coute pour d'autres explorations captivantes et motivantes. A très bientĂ´t. Au revoir. 2s Bravo! Vous ĂŞtes arrivĂ©s Ă destination de cet Ă©pisode mauve et merci de le partager Ă deux personnes autour de vous. De demander Ă vos amis de s'abonner et de mettre une note cinq Ă©toiles avec un commentaire. C'est ce qui permet de faire vivre le podcast. Pour finir, n'oubliez pas que si vous avez besoin d'ĂŞtre accompagnĂ© dans votre challenge professionnel, je serai ravie de faire avec vous un point sur votre situation si vous m'Ă©crivez sur www.coperspectives.com, j'ai hâte de vous lire et je vous dis Ă très bientĂ´t.Â
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